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[Etc.] 15.000 cartes postales des Prairies sous Creative Commons

avec 6 commentaires

Les Prairies selon Peel est une base de données de documents mis à disposition par l’université d’Alberta (Canada) afin de « faciliter l’exploration de l’histoire et de la culture des Prairies canadiennes par les chercheurs et les étudiants, peu importe leur formation ou leur domaine d’expertise ». En décembre dernier, l’Université a acquis plus de 15.000 cartes postales, datant la plupart d’avant les années 1940, qu’elle a intégralement mis sous licence Creative Commmons By NC. « Les cartes postales proviennent d’une époque où la population de l’Alberta a explosé. Elle a bondi, passant d’environ 73.000 personnes dans le recensement de 1901 à près de 800.000 en 1941″, écrit l’Edmonton Journal. On peut naviguer dans la base via le moteur de recherche (tri par lieu, sujet, date, auteur) ou par thématique (animaux, événements, phénomènes naturels, bâtiments, etc.).


Drumheller, Alberta, 1939. CC University of Alberta Libraries


Buffalo in the Park Wainwright, Alta, [1910]. CC University of Alberta Libraries


Winnipeg Theatre fire, Dec 23rd 1926.. c1926. CC University of Alberta Libraries


Lake Louise by Byron Harmon, Banff, Canada, [before 1942] CC University of Alberta Libraries


Stoney Indian Squaw by Byron Harmon, Banff, Canada, [1933]. CC University of Alberta Libraries

Image du haut : Bow Lake.. by Byron Harmon, Banff, Canada, c1924. CC University of Alberta Libraries

Par Astrid Girardeau

5 janvier 2010 à 8:49

6 Réponses à '[Etc.] 15.000 cartes postales des Prairies sous Creative Commons'

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  1. J’ai un peu du mal à comprendre. Ils ont acheté toutes ces cartes postales aux ayants-droits ? Ou ils ont acheté la collection, les cartes sont dans le domaine public, et la licence CC couvre le scan des cartes (mais pas la base de donnée vu qu’a priori on peut pas tout télécharger d’un coup) ?

    Benoit Boissinot

    5 jan 10 à 10:07

  2. ILs ont acheté la collection à un certain Richard Moulton et les photos sont dans le domaine public. La licence CC couvre donc les scans des images (la base de donnée ne parait pas exportable). Par ailleurs il est dit : « If someone needs a high-resolution image, the university will provide it for the cost of reproduction ».

    Astrid Girardeau

    5 jan 10 à 10:21

  3. Personnellement j’avoue avoir une peu du mal sur le fait qu’une copie numérique d’une œuvre du domaine public possède une licence plus restrictive. Il n’y a pas vraiment de « création » de la part des gens qui font le scan, c’est juste un processus technique appropriation.

    Mais c’est le même débat que pour Google Books, quand Google s’apppoprie leur copie numérique des livres du domaine public.

    Benoit Boissinot

    5 jan 10 à 14:11

  4. Effectivement, la question se pose. Et je vais leur poser.

    Astrid Girardeau

    5 jan 10 à 15:10

  5. Voici la réponse :

    It¹s a good question to be asked. The original physical postcards are of course in the public domain but we have licensed only the digitized scans
    and accompanying records, i.e. digitized files, under CC by NC. We do this so that free non-commercial uses are possible, in fact encouraged, while we gain some benefit from hoping for attribution for undertaking and paying for
    all of the digitization work. It is difficult to find budgets for doing this sort of digitization work, and so we do need to attempt to do what we can to justify the value of our programs. We also offer high res versions of our images to commercial and other interested parties through a mediated process; this is part of a partial cost recovery strategy which helps us to be able to continue to purchase and digitize more material to be made available online. But, just to be clear, the CC license is intended to help bring clarity to the use and access of the digital files and metadata rather than to the original physical postcard. Our intention is to try and balance as best we can free and open access with sustained and continued programs and services.

    Astrid Girardeau

    5 jan 10 à 21:30

  6. Bonjour,

    A priori, on pourrait effectivement penser que l’acte de numérisation ne crée pas une « nouvelle oeuvre » et qu’il n’est dès lors pas possible de placer sous licence Creative Commons les fichiers produits à partir d’un document appartenant au domaine public.

    Mais il faut prendre en compte que l’Université d’Alberta est située au Canada, pays proche par son système juridique de l’Angleterre, dans lequel le seuil d’originalité requis pour qu’une œuvre soit protégée est très bas.

    En vertu de la théorie du sweat of the brow (« huile de coude » !), il suffit qu’une réalisation nécessite la mise en oeuvre d’un effort, d’un compétence ou d’un savoir-faire pour qu’elle soit protégée par le copyright, sans manifester une « originalité » au sens où nous l’entendons en France.

    Dès lors,la numérisation – acte plus complexe qu’on ne pense. Ce n’est pas de la photocopie ! – pourrait offrir prise au Canada au copyright et permettre l’usage des Creative Commons.

    C’est assez contestable, car cela vide de son sens la notion de domaine public, mais c’est ainsi.

    Il faut noter que les choses sont différentes en France, mais aussi aux Etats-Unis (cf : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bridgeman_Art_Library_v._Corel_Corporation)

    Calimaq

    7 jan 10 à 15:48

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