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[ExPress] Patrick Hourquebie, président d’Alice Media Store : « Il faut empêcher l’avancée d’une barbarie culturelle qui précède toujours la barbarie tout court »

avec 7 commentaires

« Il faut empêcher l’avancée d’une barbarie culturelle qui précède toujours la barbarie tout court » écrit Patrick Hourquebie, président d’Alice Media Store, dans le quotidien régional Sud-Ouest de ce matin. Selon lui, « la facilité d’utilisation d’Internet, le haut débit ont donné l’illusion que la gratuité d’accès aux œuvres était la contrepartie d’un abonnement à 19,99 euros. Ce négationnisme de la valeur de la création est un fléau qu’il faut combattre ».

Aussi, pour « protéger la culture et l’équité », il propose neuf mesures, dont « l’adoption d’Hadopi 3″ (il doit s’agir d’Hadopi 2, la 3 étant le rapport Zelnik) et « nommer l’État français héritier des ayants droit après le délai légal sans limitation de durée ». Les neuf mesures :


1. Adoption de Hadopi 3 : que la police et/ou le fournisseur Internet puissent bloquer l’accès des utilisateurs des sites de chargement illégaux.
2. Recours devant le juge pour le rétablissement de l’accès.
3. Lourdes sanctions financières contre les fournisseurs d’accès et les sites ne respectant pas la loi.
4. Application de la loi sur le prix unique du livre aux versions numérisées des oeuvres littéraires et de presse.
5. Même prix pour le livre papier que pour le livre numérique (le développement du numérique permettant de baisser le prix du livre papier) ; l’achat de la version papier donnera droit gratuitement à la version numérique ; l’inverse ne sera pas vrai.
6. Réforme constitutionnelle pour valider Hadopi 3 et nommer l’État français héritier des ayants droit après le délai légal sans limitation de durée. Bye bye Google, ces nouveaux droits illimités d’utilisation du patrimoine culturel de la nation engendreront des ressources nouvelles affectées aux collectivités territoriales pour le réseau public des médiathèques, la lutte contre l’illettrisme, l’enseignement du français langue étrangère et enfin pour un réseau de librairies indépendantes certifiées.
7. La TVA sur la version numérique restera fixée à 19,6 % pour permettre à l’État de financer les services de police spécialisés contre les infractions aux droits d’auteur.
8. Les droits d’auteur seront majorés pour la version numérique ; les économies de frais de logistique serviront à baisser le prix du livre papier et à mieux rémunérer l’éditeur et l’auteur.
9. La musique et les films seront intégrés dans la nouvelle loi sur le prix unique.

Par Astrid Girardeau

6 janvier 2010 à 9:27

7 Réponses à '[ExPress] Patrick Hourquebie, président d’Alice Media Store : « Il faut empêcher l’avancée d’une barbarie culturelle qui précède toujours la barbarie tout court »'

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  1. Le point Godwin a encore de beaux jours devant lui.

    Pere peinard

    6 jan 10 à 09:44

  2. Mince, on est déjà le 1er avril !?…

    Gholyo

    6 jan 10 à 09:52

  3. Le point 7 est-il une manière de dire que l’industrie doit financer directement la justice et la police pour ses besoins propres ? Bonjour le retour au monde féodal : qui est barbare ?
    Sur la barbarie culturelle, il y a erreur, le monsieur ne parle que d’argent, et résumer la culture à l’argent, voilà qui me semble barbare… Pour le reste, le public est avide de culture et les problèmes qui entourent la question du téléchargement le démontrent suffisamment.
    Enfin, les clins d’oeil à l’histoire du nazisme devraient être faits avec précaution : le nazisme c’est aussi un régime dont le chef commence sa bio par « j’ai toujours su que je deviendrais artiste » et un régime qui a intégré l’art et les artistes à sa politique d’une manière encore plus forte (et plus fine – il y a eu peu de purs films de propagande contrairement à une idée reçue) que ne l’avaient fait François 1er ou Louis XIV.

    Jean-no

    6 jan 10 à 10:03

  4. Tein on est pas dredi pourtant et on lache déja les trolls. Plus sérieusement, ce monsieur n’a visiblement aucune conscience que le monde dans lequel il vit s’écroule et ce sont ses solutions qui sont barbares.

    Nemotaku

    6 jan 10 à 10:15

  5. Whaou …

    Et pourquoi l’Etat devrait avoir les droits sur quelque chose sur lequel il n’a rien fait? Que je sache ils touchent déjà sur les gains.

    Déjà que pour ma part je trouve afflgeant qu’un type qui a un grand père (ou même arrière vu que ca dure 75ans) touche de l’argent sur son travail … Qu’il est son mot à dire sur l’utilisation de l’oeuvre d’accord mais que ca lui rapporte non, ou pas directement comme c’est le cas actuellement.

    J’aime bien aussi le si on achète le livre papier on a le droit au numérique mais pas l’inverse.

    Si on garde le droit à 19,6 et qu’on ne developpe toujours pas les services associé cela ne décollera toujours pas en France.

    Il est ridicule de parler de police spécialiser il est tellement facile de contourner toute protection.

    Sion veut faire quelque chose pour changer ca, il faut essayer de bosser sur es normes elle même et encore, cela sera long et difficile et ce n’est pas en rajoutant des taxes, en créant des lois qui sépare les consommateurs des créateurs que cela fonctionnera.

    Pour ma part j’ai acheté un reader ou une livreuse( je crois que c’est le jolie terme francais…) et bien heureusement que je lis en anglais, qu’il y a Google …

    Il y a effectivement une barbarie culturelle mais pour ma part je ne la vois pas au même endroit.

    Lorsque je regarde le nombre de roman qui ne sont que de pale copies d’autre livres je me pose des questions (j’évite de parler de la télé ou des films car je pense que tout le monde en est conscient …)

    Quand à la lutte contre l’illetrisme je suis pour à 100% mais il faut rappeler que les européens et les francais en particuliers lisent de plus en plus mal (étude faites sur des jeunes de 15ans assez récemment je n’ai plus le lien désolée). Et le gouvernement n’en fait pas pour autant sa priorité, l’apprentissage de la lecture n’est pas une priorité. La seule priorité c’est l’argent. Et sous couvert de bonne cause l’auteur de ces « propositions » est prêt à tout pour essayer de toujours tirer plus d’argent de ce qui l’entoure sans rien ajouter.

    Bien sur qu’il ya des problèmes avec la culture mais tapper sur les gens n’est pas une solution.

    J’aimerai bien voir une vrai étude sur le piratage des livres voir ce qu’il en est réellement. Pour ma part si plus de personnes lisent du au piratage j’aurais du mal à trouver ca négatif…

    Bref on va continuer à tapper sur les même sous prétexte que les internautes sont tous des pédophiles, des terroristes, liés à la mafia, …

    L’année 2010 a vraiment un début des plus prometteurs …

    salyanea

    6 jan 10 à 10:18

  6. La seule proposition que j’ai trouvé pertinente est d’offrir une version numerique d’un livre quand on achete la version papier. Après tout le reste on peut le mettre directement à la case « poubelle » (qui a dit et lui avec ? :) )

    Monsieur il faut se réveiller, le monde change et ce n’est pas en rajoutant une couche de répression qu’on l’améliorera.

    Une mention spéciale quand même pour le point 7, ou il part du principe qu’il a déjà une réduction de tva et que ce sont les majors qui en font généreusement cadeaux à l’état pour financer une police du web… Quel grand Prince :)

    crousti

    6 jan 10 à 11:48

  7. Je pense sincéremment que vous n’avez pas conscience du monde dans lequel vous vivez. Ce monsieur est un chef d’entreprise d’une PME, qui vend des disques, et des livres… Il se bat non pas « pour tirer plus d’argent », mais pour que les auteurs, qui heureusement ne sont pas tous mort, puisse obtenir une juste rétribution pour le travail qu’ils nous offrent, une rétribution qui leur est nécessaire pour vivre et pour pouvoir nous offrir ce que leur talent leur apporte… Le débat n’est pas d’abbatre les distributeurs, mais bien de combattre le vol des oeuvres: car ce ne sont pas les auteurs qui mettent leurs oeuvres sur internet mais ce sont bien eux qui sont pillés.
    Ce n’est pas de répression dont il parle mais bien de solutions concrètes pour empécher ce pillage. Des solutions concrètes que les politiques n’ont pas le courage de prendre, pression des lobbys ou manque de volonté de sauver la culture française?
    Le monde dont le monsieur nous parle est celui de l’honnêteté et non pas du vol.
    Dans l’industrie du livre, les classiques, dont vous dites que les recettes sont reversées aux descendants, sont toutefois souvent la propriété des éditeurs, et c’est grâce à eux ainsi qu’aux petit nombre des bestesellers que les éditeurs peuvent financer la publication d’autres auteurs inconnus qui pourtant ont le mérite de l’être…
    Alors il faut peut être réfléchir à tous avant de ne pensez qu’à soi: pauvres petits internautes…

    Lili

    21 fév 10 à 15:51

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