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Archive pour ‘[Dixit]’ Category

[Dixit] « Orange milite pour une industrie du bug Français ? »

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Dans un article intitulé Orange milite pour une industrie du bug Français ?, CNIS Mag revient sur le souhait du directeur général d’Orange, Stéphane Richard, de voir un cartel d’opérateurs européens développer leur propre système d’exploitation pour mobiles face à Apple, Google, Microsoft ou RIM. Le magazine est très critique sur les capacités (infrastructure, développement, sécurité, etc.) de l’opérateur en ce domaine :

Las, on ne peut s’improviser « créateur de noyau », même si l’on possède un trésor de guerre considérable. F.T. ne possède pas de compétence interne en matière de développement matériel, ne dispose d’aucun centre spécialisé dans la conception de système d’exploitation qui ait su faire ses preuves sur le secteur grand-public, n’a jamais investi le moindre Euro dans le domaine des réseaux sociaux et ne peut opposer une puissance d’hébergement infime comparée à celle des grands datacenters que possèdent Microsoft ou Google. (…) Qui dit « nouveau noyau » pense immanquablement «usine à bugs», essuyage de plâtres et par conséquence, «exploitation mafieuse certaine». Or, là encore, Orange n’a jamais montré une quelconque maîtrise d’une «culture de la sécurité». Hormis peut-être pour vendre de l’abonnement antivirus à des utilisateurs ADSL, comme on vend de la minute de communication ou de la location de S63.

A lire sur : Orange milite pour une industrie du bug Français ? (CNIS Mag)

Par Astrid Girardeau

4 octobre 2010 à 9:29

[Dixit] Hadopi : « Des vulnérabilités ayant été mises en évidence dans TKIP, il est recommandé d’utiliser le protocole CCMP (avec clés chiffrées en AES) »

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Sur son site, l’Hadopi explique aux abonnés comment sécuriser leur poste ou de leur « boîtier de connexion ». Dans le fond, rien d’étonnant. Ca parle de logiciels de contrôle parental (qui peuvent « empêcher le téléchargement de certains types de fichiers »), d’anti-virus, de fire-wall d’un côté. Et de clés et protocoles WEP et WPA de l’autre. Dans la forme, Madame Michu va devoir s’accrocher. Extrait :

« (…) En WPA l’authentification peut être gérée par deux protocoles distincts : TKIP ou CCMP. Des vulnérabilités ayant été mises en évidence dans TKIP, il est recommandé d’utiliser le protocole CCMP (avec clés chiffrées en AES) ».

A lire sur : Comment sécuriser mon accès à internet : ordinateur ou boîtier de connexion ? (Hadopi)

Par Astrid Girardeau

1 octobre 2010 à 12:25

[Dixit] Eric Walter : « L’analyse du net sous toutes ses composantes »

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Dans une interview donnée à Electron Libre, Eric Walter, secrétaire général de l’Hadopi, explique à propos de la liste de moyens de sécurisation labellisés qu’en vertu de la mission donnée par la loi à la haute autorité, « cette liste doit donc exister un jour », mais que cela « ne veut pas dire pour autant que le collège Hadopi ne puisse pas à un moment dire qu’il bute sur un obstacle infranchissable » car explique t-il : « on ne sait jamais avec la technologie ». A propos de l’idée qu’Hadopi tend vers « l’installation d’un filtrage généralisé du Net »,  il répond :

Je ne crois pas du tout à ce scénario, d’autant que le filtrage existe déjà. Sur les postes clients, sans parler de la question particulière de la pédophilie, le pare-feu, le contrôle parental sont des filtres ! Sur les réseaux on parle d’une toute autre dimension et certains sont d’ores et déjà, et pour différentes raisons, filtrés. Ceci dit, je ne crois pas à l’accélération des technologies de filtrage qui seraient dangereuses pour les libertés individuelles.(…) Donc ce filtrage généralisé du net tel qu’il est présenté non, mais l’analyse sous toutes ses composantes lorsque l’on parle de circulation d’oeuvres, oui. (…) La méthodologie que l’on met en place c’est le contre-exemple parfait des arguments de nos contradicteurs. Nous allons ouvrir les Labs Hadopi, et on verra alors si nous sommes dans le vrai. Je n’ai pas peur d’évaluer, on ne va pas vers le zéro filtrage, mais il faut se poser les bonnes questions pour parler sérieusement : qu’est ce qu’on filtre, qui filtre, et comment on filtre.

A lire sur : Eric Walter : « le filtrage d’Internet existe déjà » (Electron Libre)
Maj : Et lire : Comment l’Hadopi veut inoculer le virus du filtrage en France (PC Inpact)

Par Astrid Girardeau

29 septembre 2010 à 9:43

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[Dixit] Eric Walter : «Quand vous éteignez votre ordinateur, votre accès est sécurisé»

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Interview d’Eric Walter, secrétaire général de l’Hadopi, et de Renaud Veeckman (SOS-Hadopi) par Philippe Risoli sur Sud Radio (après la 66e minute). Abordées notamment la négligence caractérisée et la sécurisation de l’accès à Internet.

A lire sur : Hadopi : éteignez votre PC « votre accès sera sécurisé » (E.Walter) (PC Inpact)
Source : CODE RISOLI (Sud Radio)

Par Astrid Girardeau

28 septembre 2010 à 10:04

[Dixit] Eric Schmidt : « Google n’exploite pas les données »

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Hier, Eric Schmidt était l’invité de The Colbert Report, célèbre émission satirique américaine. Questionné sur les algorithmes de recherche et sur les informations collectées par Google sur les internautes, le patron de Google a répondu : « Il est vrai que nous voyons vos recherches, mais on les oublie au bout d’un moment ». Puis, plus tard : « en fait, nous ne faisons pas d’exploitation de données. » Il a également redit que sa prédiction, récemment parue dans le Washington Post, sur le changement de nom à l’âge adulte pour effacer les bêtises de sa jeunesse, était une « blague ».

The Colbert Report Mon – Thurs 11:30pm / 10:30c
Eric Schmidt
www.colbertnation.com

A lire sur : Google’s Chief Defends His Privacy Comment — or Joke (New York Times)
Et sur : Schmidt: ‘Google doesn’t do data mining’ (The Register)

Par Astrid Girardeau

23 septembre 2010 à 10:05

[Dixit] CNIL : « L’action de la Hadopi se limitera à accepter ou refuser les constats transmis, sans possibilité de les vérifier ».

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En juin dernier, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) donnait son feu vert à quatre Sociétés de Perception et de Répartition des Droits d’auteur (SPDR) — soit la SCPP, SACEM, SDRM, et SPPF –  pour la collecte d’adresses IP sur les réseaux p2p via leur prestataire, la société Trident Media Guard (TMG).

Le site PC Inpact vient de publier le rapport de la CNIL (.doc) relatif à ces demandes « d’autorisation des traitements ayant pour finalité la recherche et la constatation des délits de contrefaçon commis via les réseaux d’échanges de fichiers dénommés « peer to peer ». On y lit notamment cette remarque de la Cnil concernant la procédure :

« Pour rappel, le traitement fonctionne de la manière suivante. Les SPRD définissent une liste […] de référence sur lesquels les constats porteront. Le prestataire TMG calcule pour chaque titre une empreinte musicale unique, qui permettra d’identifier les fichiers illicites partagés identiques aux titres originaux. Chaque jour, TMG collecte auprès des utilisateurs les fichiers illicites identifiés et enregistre l’adresse IP de l’utilisateur qui a mis à disposition le fichier pour constituer un « incident ». […] La base des incidents est transmise aux agents assermentés des SPRD, qui valident les constatations et signent les saisines. Seules les saisines signées par les agents assermentés sont alors transmises par TMG à la Hadopi. Pour les requêtes judiciaires, la transmission des constats est faite par les sociétés de perception et de répartition des droits..(…)

Le système proposé laisse peu de marges d’appréciation aux agents assermentés, qui sont chargés de constater les potentielles infractions et saisir la Hadopi. Vu le nombre élevé de saisines prévues (25 000 par jour dans un premier temps, puis 150 000 par jour), il est impossible que les agents assermentés vérifient les constatations une à une. Pour autant, le système ne prévoit pas de procédure particulière, par exemple par échantillonnage, pour qu’un agent puisse détecter des anomalies dans une session de collecte. Votre rapporteur regrette qu’une telle procédure ne soit pas mise en place.

Par ailleurs, l’action de la Hadopi se limitera à accepter ou refuser les constats transmis, sans possibilité de les vérifier. Les premières étapes de la « riposte graduée » (envoi d’email et de lettre recommandée) reposeront donc uniquement sur la collecte opérée par le système de TMG. Votre rapporteur considère qu’il serait préférable que le système de collecte soit « homologué » par un tiers de confiance, pour renforcer la sécurité juridique des constats. Cette recommandation de la Commission pourra être précisée aux SPRD par le biais des lettres de notification qui accompagnent les autorisations. Cette information pourra également, le cas échéant, figurer sur la communication de la CNIL sur son site internet. Votre rapporteur soumet ce point à la Commission. »

A lire sur : Exclusif : le rapport de la CNIL sur Hadopi et la surveillance du P2P (PC Inpact)

Par Astrid Girardeau

20 septembre 2010 à 11:50

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[Dixit] Jean-Ludovic Silicani (ARCEP) : « Des offres transparentes et non discriminatoires »

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Mercredi dernier, la La Commission d’examen des pratiques commerciales a entendu Jean-Ludovic Silicani, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep).

Les questions ont porté sur le déploiement de la fibre optique, la quatrième licence 3G, la couverture des zones, ainsi que sur la neutralité du net, dont la synthèse issue de la consultation publique lancée en mai dernier par l’autorité devrait être rendue d’ici la fin du mois. Sur ce sujet, Jean-Ludovic Silicani parle du financement d’Internet, du marché de gros, et du marché de détail qui doit, selon lui proposer des offres transparentes (« certaines expressions de type « Internet illimité » sont de nature à abuser le consommateur ») et non-discriminatoires.

Le débat sur la neutralité consiste simplement à s’interroger sur les moyens à mettre en œuvre pour assurer le bon fonctionnement de l’Internet dans les dix ou vingt prochaines années, à savoir trouver un équilibre entre ouverture et neutralité des réseaux, et instaurer un modèle économique permettant d’investir et de financer les nouveaux réseaux. C’est la ligne que nous avons choisie. Nous ferons des propositions pour que les marchés de gros, entre fournisseurs de contenus et opérateurs de télécoms, soient moins opaques et archaïques qu’ils ne le sont aujourd’hui, et que les marchés de détail offrent aux internautes des offres transparentes et non discriminatoires. Le Parlement, qui aura entre les mains le rapport du Gouvernement et les propositions de l’ARCEP, jugera s’il y a lieu de légiférer.

Le Gouvernement a associé l’ARCEP au travail de transposition [du Paquet Telecom ndla]. Le texte né de notre réflexion lui convient, à quelques détails près, et pourrait être présenté par voie d’ordonnance. S’il contient en filigrane des éléments portant sur la neutralité, ils seront examinés dans le cadre du débat parlementaire.

La transposition des directives du paquet Télécom renforce le rôle des régulateurs sur les questions de transparence et de neutralité et étend leur pouvoir en matière de règlement des différents entre opérateurs de télécoms et fournisseurs de contenus. (…)

L’ARCEP a le souci de trouver un juste équilibre entre le respect des principes qui ont fondé l’Internet – ouverture, neutralité – et le bon fonctionnement de son économie. Il ne servirait à rien d’affirmer de grands principes si aucun moyen n’existe pour les mettre en œuvre. Or pour que l’Internet fonctionne, il faut des réseaux alimentés par des contenus et utilisés par des consommateurs. La réalisation des réseaux demande des investissements, ce qui implique l’existence d’un modèle économique viable. Celui-ci fait intervenir trois grands acteurs : les opérateurs de réseaux, les consommateurs finaux que sont les internautes, et les prestataires qui alimentent les réseaux en contenus et en services. Ce sont donc ces trois acteurs qui doivent cofinancer – dans des conditions à définir – le développement de l’Internet.

Les modalités du financement d’Internet restent opaques. Le premier travail du régulateur sera donc de collecter des informations afin de mieux connaître les marchés situés en amont et en aval. Lorsque nous aurons posé notre diagnostic, d’ici environ un an, nous serons en mesure de déterminer s’il convient de réguler le marché amont, c’est-à-dire le marché de gros entre opérateurs de télécoms et fournisseurs de contenus et de services. Cette régulation, nous ne pourrions l’effectuer qu’en partie avec les pouvoirs dont nous disposons. Si vous souhaitez que nous puissions mener une action complète en ce domaine – comme certains parlementaires l’ont d’ailleurs proposé –, il faudra que le législateur nous en donne le pouvoir.

Quant au marché de détail, qui réunit les fournisseurs d’accès à Internet et les consommateurs, il pose des problèmes de transparence. Les offres sont mal définies, et certaines expressions de type « Internet illimité » sont de nature à abuser le consommateur. Sur ce point, nous agissons en commun avec la DGCCRF. Mais nous devons aussi vérifier que les offres proposées ne sont pas discriminatoires : les différences de conditions d’accès et de tarifs doivent être fondées sur des différences objectives, et non viser à favoriser tel type de contenu par rapport à tel autre.

Tel est le rôle de l’ARCEP vis-à-vis de l’Internet. Toutefois, notre autorité ne s’occupe que de la structure des réseaux, et non de leur contenu. En revanche, d’autres autorités indépendantes sont amenées à exercer un contrôle spécifique sur certains contenus de l’Internet : la HADOPI veille au respect des droits d’auteur, l’ARJEL à celui de la réglementation sur les jeux en ligne, le CSA effectue un contrôle ex ante et ex post des programmes audiovisuels au regard des objectifs fixés par la loi, etc.

A lire sur : Compte rendu n° 80, « mardis de la LME » (Assemblée nationale)

Par Astrid Girardeau

18 septembre 2010 à 7:50

[Dixit] Alex Türk : « La position de la CNIL est de s’écarter au maximum d’Hadopi »

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Le site de l’Assemblée nationale a publié l’audition d’Alex Türk, président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) devant la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale mardi dernier. Le député Dionis du Séjour (Nouveau Centre) l’a interrogé sur Hadopi. Si Alex Türk a voté pour la loi Création et Internet, la CNIL a émis des avis critiques à de nombreuses reprises (en avril 2008, en novembre 2008, en mai 2009) et retardé la publication des décrets en décembre 2009.

Jean Dionis du Séjour : Comment jugez-vous les débuts de l’HADOPI ? Que dites-vous du délit de non-sécurisation de son PC ?

Alex Türk : Monsieur Dionis du Séjour, la position de la CNIL est de s’écarter au maximum d’HADOPI, les objectifs étant totalement différents.

Sur HADOPI, d’ailleurs, les membres de la CNIL ont été très partagés. Certains, à commencer par votre serviteur, ont été préoccupés mais ont voté pour ; et j’avoue rester impressionné par ceux qui sont capables de se prononcer dans un sens ou dans l’autre sans émettre la moindre réserve : entre la protection du droit des auteurs et la préservation des libertés de l’internaute, j’ai beaucoup de mal à trancher.

L’HADOPI doit faire ses preuves – et chacun jugera.

Aura-t-elle tous les moyens technologiques d’intervenir ? La réponse est, à terme, non. Il faudra donc que le Parlement réagisse. Sur l’ensemble de ces technologies, il va devoir travailler quasiment en temps réel, tellement les choses bougent rapidement.

A lire sur : Compte rendu n° 82 (Assemblée nationale)

Par Astrid Girardeau

18 septembre 2010 à 7:08

[Dixit] « C’est du Deep Packet Inspection, tout à fait, sauf que c’est un robot qui le fait, donc il ne regarde pas réellement ce qu’il y a. » (Marc Guez, SCPP)

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Par Astrid Girardeau

15 septembre 2010 à 23:57

[Dixit] « Taxer, filtrer, couper… »

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Par Astrid Girardeau

15 septembre 2010 à 15:29

[Dixit] Bernard Miyet (Sacem) : « La lutte contre la piraterie est balbutiante et incertaine »

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Par Astrid Girardeau

13 septembre 2010 à 13:36

[Dixit] « Si 70% de la population ignore une loi, ce n’est plus une loi. » (Tim Smith)

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A lire sur : Copyright Debates Fire Up Popkomm (Billboard.biz)

Par Astrid Girardeau

10 septembre 2010 à 16:32

[Dixit] Umberto Eco : « Il y a un «espace» tellement grand que le piratage ne me semble pas tragique »

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@Brest publie une interview donnée en avril dernier par l’auteur italien Umberto Eco à Wiki@Home sur le sujet de Wikipédia. Il y parle de son usage de l’encyclopédie en ligne (uniquement en utilisateur – « Je ne suis pas la Croix-Rouge »), de la collaboration, du livre numérique,  et de la propriété intellectuelle. Extraits :

Comment voyez-vous le monde de la propriété intellectuelle maintenant, à l’époque d’internet ?

J’ai un point de vue très empirique. Je suis de ceux qui tirent leurs revenus de la propriété intellectuelle, mais chaque fois qu’on m’a piraté, j’ai laissé faire comme si de rien n’était. Une fois, mon éditeur américain a poursuivi en justice une université parce qu’ils avaient fait trente photocopies d’un de mes livres : j’ai protesté [NdT, contre l’éditeur]. Ça ne me dérange absolument pas. Au moins trois ou quatre de mes livres se trouvent même sur eMule, on peut les télécharger… Pourquoi suis-je ainsi désintéressé ? Puisque j’en vis, je devrait m’en préoccuper. Une réponse pourrait être que je gagne suffisamment [ma vie] comme ça, une autre, que je suis un bon démocrate.

Prenons un exemple. Quand ils ont commencé à associer un livre au quotidien La Repubblica, ils ont choisi de commencer par mon Le Nom de la rose en me versant une modeste participation forfaitaire. Mais ensuite ils en ont vendu deux millions, ce jour-là. Je me suis dit patience, je n’y avais rien gagné mais c’était bien ainsi. Après six mois, toutefois, j’ai vérifié les comptes rendus de la maison d’édition, et la vente de paperback n’avait absolument pas changée. C’est-à-dire que ces deux millions-là étaient en plus, il s’agissait de personnes qui ne seraient jamais entrées dans une librairie pour acheter mon livre. Je n’y ai pas perdu une seule vente. Ça veut dire qu’il y a un « espace » tellement grand que [le piratage] ne me semble pas tragique. Seulement, dans le cas d’un auteur qui vend mille exemplaires, si on lui en pirate cent, il enrage.

Jusqu’aux XVIe siècle et XVIIe siècle siècles, un auteur parvenait à vivre parce qu’un mécène le payait. Peut-être qu’on y reviendra, qu’on ne sera plus payé par le public, mais par un mécène. L’Arioste a pu s’en arranger, pourquoi n’y arriverais-je pas moi-même ? [rire, NdR]. Avant aussi on y arrivait. Ensuite, certes, la révolution du XVIIIe siècle siècle, où un auteur allait vendre lui-même ses propres livres, a aussi eu pour conséquence l’éclosion des droits. En un certain sens, cela a démocratisé [le système], car les auteurs et les penseurs n’ont plus eu à lécher le derrière des mécènes. Écoute, entre la manière dont L’Arioste a léché le derrière de la famille d’Este et la manière dont une foule de gens lèchent le derrière de tous, rien n’a vraiment changé. (…)

A lire sur : Umberto Eco, écrivain, donne son avis sur Wikipédia (@Brest) en CC 2.0

Par Astrid Girardeau

5 septembre 2010 à 19:33

[Dixit] « Nous sommes comme La Poste, nous n’ouvrons pas le courrier » Yves Le Mouël (FFT)

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Par Astrid Girardeau

10 août 2010 à 20:16

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[Dixit] Tim Wu : « Google / Verizon. Must. Be. Stopped. »

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Par Astrid Girardeau

5 août 2010 à 9:20

[Dixit] «Plus jamais le Président de la République Française ne mettra les pieds sur Yahoo.com» (Jacques Chirac)

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Par Astrid Girardeau

4 août 2010 à 0:10

[Dixit] « La copie est pour les ordinateurs ce que la respiration est pour les organismes vivants » (John Naughton)

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Framablog a traduit en français l’article « Everything you need to know about the internet » de John Naughton paru le 20 juin dernier dans The Guardian. Lors de sa publication, nous avions relevé la partie de l’article sur l’aspect « disruptif » du réseau , comme propre et conséquent à l’ADN de son architecture. En voici un autre extrait relatif à la propriété intellectuelle à l’ère du numérique. Extrait (Traduction Framalang : Olivier Rosseler) :

Dans le monde analogique, il était difficile de copier et on perdait en qualité (les copies de copies devenaient graduellement moins bonnes). Dans le monde numérique, la copie se fait sans peine et elle est parfaite. En réalité, la copie est pour les ordinateurs ce que la respiration est pour les organismes vivants, puisqu’elle est présente dans toutes les opérations de calcul. Lorsque par exemple vous regardez une page Web, une copie de celle-ci est chargée dans la mémoire de votre ordinateur (ou de votre téléphone portable, de votre iPad…) avant que l’appareil ne puisse l’afficher sur l’écran. Si bien que vous ne pouvez même pas regarder un truc quelconque sur le Web sans en faire (à votre insu) une copie.

Notre régime de propriété intellectuelle actuel a été conçu à une époque où la copie était difficile et imparfaite, il n’est donc pas étonnant de constater qu’il n’est plus en phase avec le monde connecté. (…) Tout désagréable qu’il soit, c’est un fait incontournable, tout comme le fait que les jeunes adultes ont tendance à boire trop d’alcool. L’ultime protection anti-copie est de débrancher le Net. Le droit d’auteur n’est pas mauvais en soi (l’alcool non plus), mais il est devenu tellement déconnecté de la réalité qu’il perd tout crédit. Une réforme est plus que nécessaire pour adapter le droit d’auteur au monde numérique. Mais il semblerait qu’aucun législateur ne soit encore parvenu à cette conclusion. L’attente risque donc d’être longue.(…)

A lire sur : Tout ce que vous devez savoir sur Internet en 9 points (Framablog)

Par Astrid Girardeau

1 août 2010 à 20:32

[Dixit] « La liberté d’enquêter ne doit pas être sans limite » Muriel Marland-Militello

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Libération publie aujourd’hui une tribune de Muriel Marland-Militello, députée UMP des Alpes-Maritimes, intitulée « La liberté d’enquêter ne doit pas être sans limite ». Il y a quelques jours, la députée a dit vouloir déposer une proposition de résolution pour «définir un cadre strict au métier de journaliste»Selon elle, les médias doivent se garder des « excès de liberté ». Extraits :

La déontologie des médias est l’un des garants de la qualité de la presse et partant, de sa pérennité. En effet, une presse sans foi ni loi, qui recherche le scoop à tout prix, nivelle par le bas la qualité des contenus ; cette qualité des contenus est pourtant l’essence même de la presse française. Avec l’émergence des nouveaux médias, ce phénomène délétère, contre lequel je me bats, finira par rendre la presse traditionnelle inutile.

Pourquoi cette levée de boucliers dès que l’on ose parler de la presse ? Pourquoi recourir frénétiquement aux mots «censure», «encadrement», «régulation», quand il s’agit simplement de rappeler des règles et de défendre la vraie liberté de la presse ? Un élu de la nation ne peut-il pas parler librement de la presse sans être caricaturé, sans être diabolisé ? (…)

A l’Assemblée nationale, j’ai souhaité déposer une proposition de résolution, déclaration de principes qui possède une grande force symbolique. Par ce texte, je ne cherche pas à créer des normes nouvelles : l’arsenal juridique existe déjà. Par ce texte, je veux tout simplement rappeler des règles communément admises : la liberté de la presse est au cœur de notre démocratie et la sacralisation de cette liberté est d’autant plus légitime que son exercice respecte l’ensemble de nos règles humanistes. En se gardant des «excès de liberté»les médias se préserveront durablement de toute servitude, notamment celle qui résulte de la surenchère médiatique populiste.

A lire sur :« La liberté d’enquêter ne doit pas être sans limite »(Libération) (accès payant)

Par Astrid Girardeau

22 juillet 2010 à 11:20

[Dixit] « Ca marche très bien Hadopi ! » Frédéric Mitterrand

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Par Astrid Girardeau

19 juillet 2010 à 10:30

[Dixit] Eric Walter «L’offre légale se développera quand le pillage cessera»

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Dans une interview dans les Echos, Eric Walter, secrétaire général de l’Hadopi répond aux questions sur la date de mise en oeuvre de la riposte graduée, les compensations des FAI — « ce n’est pas prévu dans notre budget », pourtant c’est prévu par la loi–, le coût de l’identification des adresses IP — « recevoir et traiter un fichier, cela ne coûte pas 8,50 euros par adresse » pourtant si — le logiciel de sécurisation, la carte musique, et la publication de son salaire. Extraits :

Tout le monde demande des résultats, mais nous ne pouvons pas savoir à l’avance. (…) Sur 50.000 saisines quotidiennes annoncées au départ, c’est elle [la CPD] qui décidera des suites à donner, et c’est à partir de ce moment qu’on pourra évaluer l’efficacité du dispositif.

Depuis la censure du Conseil constitutionnel, il n’y a plus de logiciel de sécurisation exonératoire. Notre label sera un élément supplémentaire important, que le juge pourra prendre en compte dans sa décision. Un chercheur [Michel Riguidel, ndlr] travaille actuellement sur le sujet. Ses propositions seront rendues publiques pour consultation ces jours-ci. Une première version des spécifications fonctionnelles de ces logiciels devrait donc être disponible fin septembre ou début octobre, et l’on peut tabler sur les disponibilités commerciales pour le premier trimestre 2011.(…)

Nous allons chercher à l’améliorer [l'offre légale ] mais, évidemment, il faut dans un premier temps faire cesser le pillage. Je suis persuadé que l’offre légale pourra se développer quand le self-service général sur les oeuvres cessera.(…)

Pour la première fois au monde, une structure a la possibilité de faire avancer les choses, avec des gens y travaillant à temps plein. L’après-Hadopi, on y réfléchira une fois que l’on aura réglé les problèmes sur lesquels on travaille.

A lire sur : Eric Walter (Hadopi) : « l’offre légale se développera quand le pillage cessera » (Les Echos)

Par Astrid Girardeau

16 juillet 2010 à 9:10