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[ExPress] Stephen Conroy espère toujours filtrer l’Internet en Australie

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Depuis trois ans, Stephen Conroy, le ministre australien des Communications (Parti travailliste), tente d’obliger les fournisseurs d’accès Internet à bloquer une liste noire de sites. Ceci, malgré les vives oppositions de politiques, FAI, médias, organisations, et citoyens.

La liste contient des sites classés Refused Classification (RC) par une autorité gouvernementale. La RC est censée recouvrir certaines typologies précises de contenus, de la pédo-pornographie à l’incitation au terrorisme. Mais «en réalité, il n’existe pas du tout de définition claire de la RC » écrit ABC en juillet dernier. Et, face aux inquiétudes sur les types de contenus qui seront concernés par le filtrage, le gouvernement fait alors un pas en arrière Il décide de repousser le projet d’un an, sans abandonner toutefois l’idée de faire passer une loi d‘ici la fin de l’année 2010.

Selon The Sydney Morning Herald, suite aux récentes élections législatives, une telle loi n’aurait « pratiquement aucune chance » d’être adoptée aujourd’hui. L’opposition (Parti libéral et Parti national), les Verts, et le député indépendant Rob Oakeshott ayant pris position contre.

En août, Malcolm Turbull, le ministre des Communications du Shadow Cabinet, déclarait ainsi le filtrage « mort et enterré ». Il ajoutait : « s’il montre des signes de vie, il sera alors exorcisé ». Selon lui, un tel système donnerait un « faux sentiment de sécurité aux parents » et ralentirait l’accès à Internet. Les premiers tests effectués en décembre 2008 avaient montré une forte dégradation de la vitesse du débit avec des pics à 87%.

Cette semaine, sur ABC Radio, Stephen Conroy a réfuté ces propos, expliquant que des systèmes similaires étaient mis en place en Finlande, en Suède et au Royaume-Uni « sans aucun impact visible pour l’utilisateur ». Il a déclaré qu’au Royaume-Uni, cela bloquait 100% des sites pédo-pornographiques. Et que si effectivement son projet ne concerne que les sites web (pas le p2p par exemple), Malcolm Turnbull doit « expliquer aux familles australiennes qu’il est prêt à ne rien faire, rien pour bloquer l’accès aux 440 sites pédo-pornographiques accessibles sur le web ». Il a également indiqué qu’il n’y aurait pas de « vote de conscience » sur cette loi.

«Le filtrage ne fonctionne pas, ça ne fonctionne pas. Un système de filtrage par les FAI ne fonctionne pas» affirmait Joe Hockey, membre du Parti libéral, en août dernier. L’opposition soutient la mise en place de systèmes volontaires et gratuits sur les PC familiaux, comme cela avait été introduit par le gouvernement Howard (1996-2007) avant d’être abandonné en faveur du filtrage, explique le SMH. «Si je veux empêcher mes enfants de regarder des contenus qui me semble inappropriés, il est de ma responsabilité de faire quelque chose – pas celle du gouvernement» indiquait alors Hockey.

Par Astrid Girardeau

19 septembre 2010 à 22:23

[->] Scandale autour de l’utilisation d’Internet par des politiciens en Australie

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Par Astrid Girardeau

4 septembre 2010 à 12:34

[->] L’Australie pourrait ne pas pouvoir signer l’ACTA

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A lire sur : Can a caretaker Government sign ACTA? (IT News)

Par Astrid Girardeau

31 août 2010 à 10:22

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[->] Are you an Accidental Pirate ?

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Par Astrid Girardeau

30 août 2010 à 13:21

[ExPress] Filtrage : « Vous devriez voir des choses en 2010 en Australie »… ou pas

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Comme ressorti précédemment, le 8 janvier dernier, à l’occasion de l’installation de l’Hadopi au ministère de la Culture, nous interrogions Jean Berbinau, membre du collège de la Haute Autorité, sur le filtrage de contenus dans le cadre de la loi Création et Internet. La veille, Nicolas Sarkozy déclarait aux acteurs de la culture : «Plus on pourra dépolluer automatiquement les réseaux et les serveurs de toutes les sources de piratage, moins il sera nécessaire de recourir à des mesures pesant sur les internautes. Il faut donc expérimenter sans délai les dispositifs de filtrage»

Comme nous l’indiquions alors, Jean Berbinau s’était déjà exprimé sur la faisabilité du filtrage par DPI (Deep Packet Inspection). Peu disert, ce dernier nous confirmait cependant que la Haute Autorité planchait sur le filtrage. Et qu’elle prenait pour exemple les expérimentations en cours en Australie. Soit le filtrage, par les fournisseurs d’accès Internet, d’une liste noire de contenus. « Il est intéressant de voir qu’il y a au moins un pays comme ça, qui après avoir beaucoup réfléchi, doit normalement progresser sur ce sujet en 2010, nous indiquait-il. Avant d’ajouter : « Vous devriez voir des choses en 2010 en Australie ».

L’année 2010 n’est pas terminée. Mais aux dernières nouvelles, le projet de filtrage mené depuis 2007 par le parti travailliste au pouvoir est dans une mauvaise passe. Il y a un mois, suite à de très fortes controverses, Stephen Conroy, le ministre australien des Communications et de l’Economie numérique, annonçait le report d’un an de la législation du projet. Et, alors que des élections législatives ont lieu fin août, la semaine dernière, la Coalition (Parti libéral et Parti national) a déclaré qu’elle renoncerait à ce projet si elle l’emportait. Et qu’elle voterait contre si elle perdait. Tout comme le parti des Verts. D’où The Sydney Morning Herald de conclure : «Le fitrage semble condamné».

En France, la Loppsi, qui prévoit le blocage/filtrage par les FAI de sites à caractère pédo-pornographique, doit être examinée au Sénat à la rentrée.

Par Astrid Girardeau

8 août 2010 à 10:35

[ExPress] Sondage « Les Français et le téléchargement illégal »

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L’IFOP publie l’intégralité du sondage « Les Français et le téléchargement illégal »(pdf) réalisé début juillet à la demande du Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP). Et dont quelques chiffres avaient été publiés par le Parisien, dans un article intitulé  «Les pirates du Web ont peur du gendarme ».

Evaluer l’impact d’Hadopi

A propos du « contexte », l’IFOP explique qu’« après une mise en place difficile et des critiques fondamentales sur sa démarche, HADOPI, autorité chargée de sanctionner le téléchargement illégal, est opérationnelle depuis le 29 juin 2010″. On suppose que cela fait référence au décret de négligence caractérisée paru au Journal Officiel le 26 juin dernier. L’institut poursuit : « Le SNEP a ainsi fait appel à l’IFOP pour évaluer dans quelle mesure les dispositions d’HADOPI sont amenées à impacter le comportement des individus dans un contexte incertain« .

En juin dernier, David El Sayegh, le directeur général du Snep, disait s’inquiéter du retard pris dans la mise en oeuvre d’Hadopi. « Il n’y a pas de mécontentement, mais beaucoup d’expectative de notre part, des attentes qui se transforment en préoccupations », expliquait-il à l’AFP. Il est évident que cet effet psychologique initial d’Hadopi ne va pas durer si les internautes qui téléchargeaient retrouvent un sentiment d’impunité ».

… sur qui ?

Concernant la méthodologie, l’étude a été réalisée les 1 et 2 juillet dernier par téléphone auprès d’un échantillon national représentatif de 1058 individus âgés de 15ans et plus, explique l’institut. « La représentativité de la population interviewée a été assurée par la méthode des quotas sur les critères: sexe, âge, CSP de l’interviewé, CSP du chef de famille, région et catégorie d’agglomération ». La marge d’erreur est estimée à « environ 3% ».

Ni ce panel, ni les questions posées, ne permettent de connaître les pratiques des sondés en matière de consommation en ligne de biens culturels, et de téléchargement d’œuvres sans autorisation. Ni même de savoir combien ont un accès Internet. Pourtant, à l’exception d’une seule question, tous se prononcent.

Par exemple à la question, dont on appréciera au passage la tournure, sur l’impact des mails d’avertissement – « dans le cadre de la Loi Hadopi, des mails d’avertissement pourraient vous être envoyés dans le cas où votre connexion Internet serait utilisée pour réaliser des téléchargements illégaux. Le fait de recevoir ces mails pourrait-il vous inciter à vous tourner vers des sites de téléchargement légaux ? » — 66% répondent qu’ils seraient incités, 34% non.

Le moyen le plus efficace est le filtrage systématique

Cela n’empêche pas l’Ifop de conclure que « les dispositions d’Hadopi conservent un réel pouvoir de dissuasion amené à impacter les comportements à l’égard du téléchargement ».

Mais souligne l’institut « si les sanctions s’avèrent donc plutôt dissuasives, elles ne se présentent cependant pas comme le moyen le plus efficace pour lutter contre le téléchargement illégal ». Et quel est-il donc ?  « C’est le filtrage systématique des sites illégaux qui est jugé comme le moyen le plus efficace ». Et ça tombe bien, car c’est dans les cartons d’Hadopi depuis un moment.

A noter qu’en janvier dernier, interrogé sur le filtrage, notamment par DPI, Jean Berbineau, membre du collège de l’Hadopi, nous invitait à regarder ce qui se passe en Australie. « Vous devriez voir des choses en 2010 en Australie » nous indiquait-il alors. Sauf que, selon les dernières nouvelles, après avoir été repoussé d’un an, le projet de filtrage y semble « condamné ».

——-

Voici le détail des questions et réponses du sondage :

1/Dans l’hypothèse où vous auriez personnellement l’habitude de télécharger illégalement des contenus comme de la musique ou des vidéos sur Internet, diriez-vous le fait de risquer la suspension de votre abonnement à Internet ou une amende de 1.500 euros vous ferait renoncer à cette pratique ?
69% Renonceraient à télécharger illégalement
31% Ne renonceraient pas à télécharger illégalement

2/Dans le cas où vous pourriez risquer la suspension de votre abonnement à Internet, seriez-vous prêt à surveiller l’usage qui est fait de votre connexion Internet par vos enfants, vos proches ou dans le cas d’une connexion wifi ?

77% Seraient prêts à surveiller l’usage qui est fait de leur connexion Internet
21% Ne seraient pas prêts à surveiller l’usage qui est fait de leur connexion Internet
2% Aucune autre personne n’utilise ma connexion

3/ Dans le cadre de la Loi Hadopi, des mails d’avertissement pourraient vous être envoyés dans le cas où votre connexion Internet serait utilisée pour réaliser des téléchargements illégaux. Le fait de recevoir ces mails pourrait-il vous inciter à vous tourner vers des sites de téléchargement légaux ?

66% Seraient incités à se tourner vers les sites de téléchargement légaux
34% Ne seraient pas incités à se tourner vers les sites de téléchargement légaux

4/ Parmi les 3 moyens suivants, quel est selon vous le plus efficace pour lutter contre le téléchargement illégal de contenus sur Internet ?

46% Que les internautes ne puissent plus accéder aux sites illégaux (filtrage)
31% Une démarche pédagogique avec l’envoi de mails d’avertissement
21% Le fait d’encourir une sanction judiciaire en cas de téléchargement illégal
2% NSP

5/ Pour vous personnellement, la mise en place d’offres d’abonnement à des services de musique légaux pour moins de 10 euros par mois pourraient-elles contribuer à limiter fortement les pratiques de téléchargement illégal ?

69% Ces offres contribueraient à limiter fortement les pratiques de téléchargement illégal
31% Ces offres ne contribueraient pas à limiter fortement les pratiques de téléchargement illégal

-> Télécharger « Les Français et le téléchargement illégal »(pdf)

[ExPress] Australie : « Le filtrage semble condamné »

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« Le filtrage ne fonctionne pas, ça ne fonctionne pas. Un système de filtrage par les FAI ne fonctionne pas » a indiqué Joe Hockey, membre du Parti libéral australien et du Shadow Cabinet, invité aujourd’hui sur la radio Triple J  (ABC). De son côté, Tony Smith, porte-parole de l’opposition, a affirmé que la Coalition (composée du Parti libéral et Parti national) renoncerait au projet très conversé de filtrage d’Internet du gouvernement travailliste actuellement au pouvoir si elle gagnait la prochaine élection fédérale, programmée au 21 août.

Depuis 2007, Stephen Conroy, le ministre des Communications et de l’Economie numérique, tente d’imposer le blocage obligatoire, par les fournisseurs d’accès Internet, d’une liste noire de sites. L’objectif officiel est d’empêcher les enfants de tomber sur des contenus «dangereux et inappropriés». En novembre 2008, Conroy expliquait : «les tests pilote filtreront (…) essentiellement de la pédo-pornographie, mais aussi d’autres contenus indésirables». La liste, maintenue par une autorité gouvernementale, l’ACMA (Australian Communications and Media Authority), est censée répertorier des contenus classés Refused Classification (RC). Soit relatifs à des «abus sexuel impliquant des enfants, la brutalité, la violence sexuelle, y compris le viol, et des indications détaillées concernant la criminalité ou des drogues  et l’incitation à des actes terroristes» Mais, la fuite, en mai 2009, d’une liste noire de l’ACMA sur WikiLeaks, révélait que seules 32% des url étaient à caractère pédo-pornographique.

Il y a un mois, le ministre annonçait le report d’un an de la législation, et donc de la mise en œuvre, de ce système de filtrage.

Aujourd’hui, Joe Hockey a précisé que si la Coalition perdait l’élection, elle voterait contre un tel projet de loi. Et donc, selon The Sydney Morning Herald, même si le parti travailliste l’emporte le 21 août prochain, il n’aura pas assez de voix pour faire passer la loi. « Le fitrage semble condamné » écrit le quotidien australien.

Par ailleurs, Tony Smith et Joe Hockey ont tous deux indiqué que la Coalition opterait plutôt pour la mise en place de mesures visant à responsabiliser les parents, via notamment des systèmes de filtrage au niveau des PC. « Si je veux empêcher mes enfants de regarder des contenus qui me semble inappropriés, il est de ma responsabilité de faire quelque chose – pas celle du gouvernement » indiquait Hockey en mars dernier.

Les propos de la Coalition ont été salués par le parti des Verts et par Electronic Frontiers Australia (EFA), très actifs contre le projet de filtrage.

Par Astrid Girardeau

5 août 2010 à 17:38

[->] L’appli iPad du Sydney Morning Herald est réservée aux abonnés (papier)

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Par Astrid Girardeau

27 juillet 2010 à 6:24

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[->] Le site du parti politique « Australian Sex Party » ne passe pas le filtrage

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Par Astrid Girardeau

24 juillet 2010 à 12:51

[Actu] « Ce gouvernement est vraiment devenu orwellien »

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Le gouvernement australien souhaite mettre en place à une nouvelle politique de conservation des données par les fournisseurs d’accès Internet (FAI). Cette politique, décrite comme « radicale » par l’Electronic Frontiers Australia, obligerait juridiquement les opérateurs à conserver de grandes quantités de données relatives aux activités de leurs clients en ligne. « Indépendamment du fait qu’ils aient été soupçonnés d’actes répréhensibles »souligne Ben Grubbde The Age. Selon certains sources de l’industrie (toutes les parties sont tenues au secret), cela pourrait aller jusqu’à la conservation de l’historique de navigation et des e-mails de chaque internaute australien pendant cinq ou dix ans. Ce que le procureur général a démenti.

Au nom de la loi Freedom of Information (Liberté d’accès aux documents administratifs), Ben Grubb a demandé à avoir accès au document remis par le Procureur général à l’industrie en mars dernier lors d’une réunion tenue secrète. Mais, constate le journaliste, le document publié ne permet pas d’en savoir plus sur cette politique. La version du document qui a été remise est censurée à 90% (pdf).

Dans une lettre (pdf), Claudia Hernandez, du bureau du Procureur général explique la raison de cette censure. Selon elle, la publication du document « pourrait conduire à des débats prématurés inutiles  et être potentiellement préjudiciables et entraver les décisions du gouvernement ». Et aussi « créer une impression trompeuse ». Un sénateur de l’opposition George Brandis (Parti libéral australien) a déclaré que la décision du gouvernement de censurer les documents montre  »comment ce gouvernement est vraiment devenu orwellien ».

Sources :
- No Minister: 90% of web snoop document censored to stop ‘premature unnecessary debate’ (The Age)
- Le document (pdf)
- La lettre (pdf)
- Data retention: Got nothing to hide? (Electronic Frontiers Australia)
- Web snooping policy shrouded in secrecy (SMH)
- Inside Australia’s data retention proposal (ZD Net)

Par Astrid Girardeau

24 juillet 2010 à 10:19

[->] « 98% des 38.000 sondés (en ligne) ne voteraient pas pour un parti politique qui soutient le filtrage d’Internet »

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Par Astrid Girardeau

22 juillet 2010 à 2:56

[->] Google accusé d’avoir enfreint la loi sur la Vie Privée en Australie

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A lire sur : Australian Privacy Commisioner obtains privacy undertakings from Google (Office of the Privacy Commissioner)
Et sur : We’re sorry (Blog de Google Australie)

Par Astrid Girardeau

10 juillet 2010 à 13:16

[ExPress] L’Australie repousse d’un an son filtrage d’Internet

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Hier, Stephen Conroy, le ministre australien des Communications et de l’Economie numérique, a annoncé de nouvelles mesures à son projet très controversé de blocage obligatoire d’une liste noire d’url par les fournisseurs d’accès à Internet (FAI). Ainsi que son report d’un an. Une façon pour le gouvernement de se sortir de ce sujet « toxique » avant les élections fédérales qui devraient avoir lieu prochainement, commente ABC.

Selon ce plan, poussé depuis 2007 par le gouvernement travailliste au pouvoir, les FAI doivent bloquer une liste de contenus classés Refused Classification (RC) compilée et maintenue par une autorité gouvernementale, l’ACMA (Australian Communications and Media Authority). L’objectif annoncé est d’empêcher les enfants de tomber sur des contenus «dangereux et inappropriés». Mais d’autres types de contenus sont envisagés. «Les tests pilote filtreront les contenus interdits sur Internet de la liste noire d’ACMA, essentiellement de la pédo-pornographie, mais aussi d’autres contenus indésirables» expliquait Conroy en novembre 2008.

Hier, dans un communiqué (pdf), le gouvernement fédéral a indiqué qu’un examen de la classification RC serait conduit, suite à l’inquiétude de certains quand à la catégorie de contenus qui y seraient inclus. Selon le projet, la RC concerne tout ce qui pour objet «des abus sexuel impliquant des enfants, la brutalité, la violence sexuelle, y compris le viol, et des indications détaillées concernant la criminalité ou des drogues  et l’incitation à des actes terroristes». Mais, souligne ABC « en réalité, il n’existe pas du tout de définition claire de la RC ».

Depuis deux ans, ce plan est vivement critiqué dans le monde entier. En Australie, politiques, organisations, médias et l’opinion publique contestent une « censure » via entre autres des mouvements, pétitions et manifestations. « Le public doit avoir confiance dans le fait que les url de la liste, et la procédure par laquelle ils y arrivent, est indépendante, rigoureuse, libre de toute ingérence ou influence » a indiqué hier Conroy. Avant d’annoncer une série de mesures qui, dit-il, « aideront le public à avoir confiance sur le fait que seuls les contenus spécifiés par la légalisation seront bloqués ». Parmi ces mesures : un examen annuel de la liste par un expert indépendant, des voies de recours contre les décisions de classification ou encore la possibilité pour les parties lésées de faire réexaminer les décisions par le Classification Board.

Le ministre a annoncé qu’il n’y aura pas obligation de filtrage avant la fin de cet examen, qui devrait prendre un an. Une législation pourrait elle voir le jour avant la fin de l’année.

« La liste d’url de contenus RC donne un accès direct à du matériel relatif à des abus d’enfants. Elle ne peut être pas publiée comme une liste de titres de livres ou de films interdits peut l’être » a enfin declaré le sénateur Conroy. Faisant référence à la fuite, en mai 2009 sur WikiLeaks de la liste noire de l’ACMA, qui révélait que seules 32% des url était à caractère pédo-pornographique. Les autres 68%  concernaient des sites de poker, YouTube, Wikipedia, et le site d’un dentiste.

Par Astrid Girardeau

9 juillet 2010 à 11:24

[->] Australie : pas d’antivirus, pas de connexion à Internet

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Par Astrid Girardeau

22 juin 2010 à 14:55

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[->] « ACTA: DMCA Mark II ? » par la sénatrice Kate Lundy (Australie)

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Source : ACTA: DMCA Mark II ? (Blog de Kate Lundy)

Par Astrid Girardeau

9 juin 2010 à 13:21

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[Interview] Jean Berbinau (Hadopi) à propos du filtrage : « Regardez l’Australie »

avec 11 commentaires

A l’occasion de l’installation de l’Hadopi, hier matin, au ministère de la Culture, nous avons interrogé Jean Berbinau, ancien secrétaire général de l’ARMT, et actuel membre du collège Hadopi, sur les expérimentations de la Haute autorité en matière de filtrage. Ce dernier s’étant déjà exprimé sur la faisabilité du filtrage par DPI (Deep Packet Inspection) – un système qui consiste à analyser et filtrer les contenus du trafic – nous avons essayé d’en savoir plus. Ce dernier n’a pas voulu en dire beaucoup, mais suffisamment pour donner un aperçu de ce à quoi on doit s’attendre.

Hier le président de la république a soutenu des expérimentations sur le filtrage…
Oui, le président a dit ça hier.

Quel est votre commentaire ?
Je ne commente pas ce que dit le président de la République. Le président de la République donne des impulsions, des directives et des orientations.

Et donc ça va être l’une des actions de l’Hadopi que d’expérimenter le filtrage ?
Ca n’est pas une nouvelle de vous dire que la Haute Autorité sera des plus attentives à ce que le chef de l’Etat, comme il |Frédéric Mitterrand ndlr] l’a indiqué, est le protecteur de la culture, a cru bon d’énoncer.

Christine Albanel avait indirectement parlé de filtrage par DPI, ce que rejettent les FAI.
Regardez l’Australie…

On va donc vers le modèle de l’Australie ?
Il est intéressant de voir qu’il y a au moins un pays comme ça, qui après avoir beaucoup réfléchi, doit normalement progresser sur ce sujet en 2010.

Et, de notre côté, on devrait voir des choses…
Vous devriez voir des choses en 2010 en Australie.

Mais en France ?
Je ne vous ai rien dit. Mais une réflexion peut faire cette déduction logique à partir du moment où le président de la République l’a dit.

Et quels sont vos rapports avec les FAI sur ce sujet ?
Les FAI sont un milieu compliqué. Les négociations ne font que commencer…

Par Astrid Girardeau

9 janvier 2010 à 12:18

[ExPress] RSF s’inquiète du contrôle d’Internet « au nom de la lutte contre la pédopornographie ou le téléchargement illégal »

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Dans son rapport annuel 2009, Reporters Sans Frontières revient sur les nombreux cyberdissidents ou simples citoyens ayant été agressés, menacés, interpellés ou emprisonnés (110 actuellement) pour avoir exprimer leur opinion sur le net. Concernant la censure de sites, le Chine reste en tête, suivie de l’Iran, la Tunisie, la Thaïlande, l’Arabie saoudite, le Viêt-nam et l’Ouzbékistan. Mais le bilan ne se limite pas aux gouvernements autoritaires. La RSF réitère son inquiétude face à la volonté, de certains pays démocratiques, de mettre en place des « systèmes obligatoires de filtrage ». A propos de la censure sur Internet, elle écrit :

Les pays démocratiques ne sont pas en reste : alors que plusieurs États européens planchent sur de nouvelles mesures de contrôle de la Toile au nom de la lutte contre la pédo-pornographie ou le téléchargement illégal, l’Australie a annoncé son intention de mettre en place un système obligatoire de filtrage, dangereux pour la liberté d’expression.

Par Astrid Girardeau

2 janvier 2010 à 22:31

[ExPress] Censure et surveillance du net, bientôt une norme internationale ?

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Sommes-nous en train de glisser, doucement mais sûrement, vers des pratiques de contrôle et de surveillance d’Internet proches de celles de la Chine ? On ne parle pas ici de nationalisation à la Jacques Myard, mais de ces lois qui depuis quelques années fleurissent dans les pays démocratiques et tendent vers une main-mise toujours plus grande sur l’accès aux contenus. C’est ce que craint l’EFF (Electronic Frontier Fondation) dans un article appelant à la lutte contre la censure en Australie. Résumé.

En 2006, le New York Times expliquait que la République populaire de Chine défendait sa censure et ses pratiques de surveillance sur Internet en affirmant qu’elles n’étaient pas très différentes de celles employées par les États-Unis et des pays européens.

« Si vous regardez les principales pratiques internationales dans ce domaine, vous verrez que la Chine est fondamentalement en conformité avec la norme internationale » expliquait Liu Zhengrong, officiel chinois en charge d’Internet. « Les principaux objectifs et les modalités d’application de nos lois sont essentiellement les mêmes » [...] « Il est clair que les autorités légales de tout pays surveillent de près la diffusion d’informations illicites. Nous avons noté que les États-Unis font du bon travail sur ce front. »

Le Times notait plusieurs différences entre les restrictions d’Internet en Chine et dans les démocraties libérales. Mais des chercheurs nous ont montré que les gouvernements du monde entier, y compris en Australie, semblent désireux d’éroder ces différences. Les revendications des régimes non démocratiques consistant à dire que la censure d’Internet et les pare-feux nationaux sont une norme internationale généralisée pourraient bientôt sonner moins creux.

Par Astrid Girardeau

26 décembre 2009 à 16:05

[Actu] L’Australie vers un «Internet civilisé»

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Hier, Stephen Conroy, le ministre australien des Communications et de l’Economie numérique, a annoncé que les tests de filtrage à grande échelle de contenus sur Internet étaient terminés. Estimant ceux-ci concluant, il dévoile ses mesures visant à améliorer la sécurité d’Internet pour les familles. Il oblige notamment les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) à bloquer une liste de sites, et le incite à proposer des options de filtrage supplémentaires. Des mesures très critiquées en Australie et dans le monde entier.

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Par Astrid Girardeau

16 décembre 2009 à 12:22