Archive pour ‘DNS’ tag
[ExPress] Analyse du blocage de sites au Danemark

Le groupe de travail allemand AK Zensur a publié la première version d’une analyse (pdf) sur le blocage de sites pédo-pornographiques au Danemark et en Suède. Pour cette version, elle a analysé « un échantillon représentatif de 167 sites actuellement bloqués au Danemark », où le blocage utilisé par les FAI est le DNS. L’étude indique que la grande majorité des domaines bloqués « ne sont plus actifs ». Que six d’entre eux ne contiennent aucun contenu illégal « évident ». Et que pour les seuls trois noms de domaine actifs (dont deux présents sur la liste depuis 2008), ils ont contacté par mail l’hébergeur ou le registrar qui sont intervenus en moins de 30 minutes pour le premier, et au bout de trois heures pour le second. Une enquête plus approfondie est annoncée.
De son côté, l’organisation européenne EDRI (European Digital Rights) a publié une brochure (pdf) visant à informer, notamment les députés de l’Union Européenne, « sur les nombreuses questions complexes qui entourent la question du blocage d’Internet ».
A lire sur : Blacklists of Denmark and Sweden analysed (preliminary version) (AK Zensur)
Maj : Et aussi : Blocage des sites : Le juge contourné, pas les critiques (Owni)
[->] Comment censurer internet ?
A lire sur : Comment censurer internet ? (Turb(l)o(g))
[ExPress] Quand Apple explique comment contourner le blocage d’une page
Que doit faire l’utilisateur de Safari 5 quand il se trouve face à une page affichant le message « cannot be found » ? Sur son site, Apple préconise tout simplement de passer outre les DNS (qui permettent de convertir des noms de domaine en adresse IP) de son fournisseur d’accès Internet, en utilisant des DNS alternatifs comme OpenDNS et GoogleDNS.
Par exemple, dans le cadre de la loi sur les jeux en ligne, le tribunal de grande instance a récemment enjoint les FAI d’empêcher l’accès à http://www.stanjames.com. Bouygues Telecom a fait un blocage sur le nom de domaine, et retiré l’entrée correspondante sur ses serveurs DNS. En utilisant un DNS alternatif, le site était de nouveau accessible aux abonnés de Bouygues Telecom.
[->] ARJEL : Bouygues Télécom bloque StanJames.com… en vain
A lire sur : Arjel : Bouygues Télécom bloque StanJames.com… en vain (PC Inpact)
[ExPress] « Alors c’est quoi, cette histoire de 7 gugusses qui peuvent redémarrer Internet ? »
Chacun sur leur blog respectif, Stéphane Borztmeyer et Bruno de Tur(b)lo(g) partagent leur point de vue et leurs sérieux doutes quant à la fameuse « clé à rebooter Internet », dont sept personnes aurait un bout, largement médiatisée (BBC, Guardian, Gizmodo, etc.) il y a quelques jours. Le premier de dire : « Ils ne peuvent pas « redémarrer l’Internet », ce qui ne veut rien dire. Mais, si les articles sensationnalistes avaient commencé par «Sept personnes peuvent restaurer les sauvegardes des clés DNSSEC», gageons qu’ils auraient eu moins de succès… » Et le second de conclure : « à l’heure ou l’on parle, les 7 gugusses et leurs cartes à puce ont autant de pouvoir sur le bon fonctionnement d’Internet que mon chat sur le problème des embouteillages sur le periph parisien ».
A lire sur : Faut-il vraiment pouvoir rebouter l’Internet ? (Blog de Stéphane Borzmeyer)
Et sur : Ils vont nous redémarrer Internet ! (Tur(b)lo(g)
[->] Une clé pour rebooter Internet…?
A lire sur : Web expert on his ‘catastrophe’ key for the internet (BBC)
Et sur : Is there really a key to reboot the internet? (Guardian)
[->] UltraDNS (hébergeur DNS d’Amazon, Wallmart, Expedia, etc.) attaqué par déni de service
[->] Hacking de Twitter : pas de piratage de l’infrastructure, mais d’un compte administrateur
[ExPress] « C’est notre bon vieux Minitel qui revient à la charge! »
Mardi dernier sur Radio Courtoisie, le député UMP Jacques Myard propose de « nationaliser Internet ». Face aux nombreuses réactions, il publie un communiqué dans lequel il soutient notamment que les Etats-Unis « peuvent espionner le monde entier », car « totalement maîtres » de l’attribution des DNS. « Les erreurs factuelles, les mélanges techniques improbables, y sont nombreux » relève Benjamin Bayart qui, sur le site de FDN, fournisseur d’accès Internet indépendant dont il est président, lui répond Extraits.
Les États, via leurs services spéciaux, utiliseraient Internet pour nous désinformer. C’est l’évidence même. Les services spéciaux, quand ils veulent désinformer, utilisent tous les moyens. Internet, bien entendu, mais aussi la presse classique, ou la rumeur. J’espère bien que nos propres agents, dans ces services spéciaux, sont au moins aussi doués qu’un chargé de communication dans une campagne électorale. Et donc? En nationalisant le réseau, en le mettant aux mains du Ministère de l’Intérieur, on le mettrai mieux à l’abri des services spéciaux? Ça ne me semble pas très clair, ou alors il va falloir nationaliser la presse aussi, et puis les comptoirs de bars (pour nationaliser la rumeur).
Ah. Donc, ce n’est pas nationaliser au sens Mitterand de 1981, à savoir transformer en service public. Ce serait plutôt nationaliser au sens « créer un Internet Français, distinct du grand Internet ». Là, on comprend mieux, et on connaît: « c’est notre bon vieux Minitel qui revient à la charge! »
[->] « La bonne nouvelle est qu’enfin, l’accent va être mis sur l’intérêt d’avoir des DNS qui fonctionnent et qui fonctionnent bien et de s’en occuper sérieusement »
[Express] Google modèle son propre Internet
Google vient d’annoncer le lancement de Google Public DNS, son propre service de DNS. Habituellement gérés par les fournisseurs d’accès et les hébergeurs, les serveurs DNS permettent de faire correspondre une adresse Internet (www.theinternets.fr) à une adresse IP. Lire la suite
