Archive pour ‘DPI’ tag
[Dixit] Tim Wu : « Google / Verizon. Must. Be. Stopped. »
Source : twitter.
A propos de Tim Wu (Wikipédia)
Voir aussi : Tim Wu à propos de la neutralité du net et de l’utilisation du Deep Packet Inspection (YouTube)
[->] L’activité en ligne des clients du FAI anglais Talk Talk surveillée sans leur consentement
A lire sur : UK ISP TalkTalk Monitoring its Customers Online Activity Without Consent (ISP Review)
Et sur : TalkTalk turns StalkStalk to build malware blocker (The Register)
Source : Im Being Monitored/Watched? (Talk Talk Members Forums)
[->] La CNIL canadienne lance un site d’information sur le DPI
A lire sur : L’inspection approfondie des paquets (Commissariat à la protection de la vie privée du Canada)
[->] Deep Packet Inspection (DPI) : Un marché d’1,5 milliards de dollars d’ici 2013
[ExPress] Une étude sur le Deep Packet Inspection (DPI) et la censure
Dans une étude intitulée Deep Packet Inspection and Internet Censorship publiée sur le site Global Voices, Ben Wagner analyse l’utilisation de la technologie DPI (Deep Packet Inspection) à des fins de censure.
Selon lui, le débat autour de l’usage du DPI — tant par les fournisseurs d’accès Internet (FAI) pour la gestion de leurs réseaux que par les ayants-droit pour défendre la propriété intellectuelle — est directement liée à la question plus large de la neutralité du net et de la liberté d’accès à un Internet ouvert et libre. A côté de ce débat essentiellement économique, il ainsi pose la question de l’utilisation de cette technologie pour surveiller et censurer Internet. Après avoir décrit le DPI, et son utilisation par les acteurs privés et publics, Ben Wagner explique, en prenant les exemples de la Chine et de la Tunisie, comment il peut être utilisé non seulement pour surveiller, et filtrer les contenus, mais aussi, avec un niveau de granularité plus élevé, pour les modifier.
Source : Study: Deep Packet Inspection and Internet Censorship (Global Voices)
Source : Deep Packet Inspection and Internet Censorship (pdf) (Global Voices)
[Actu] Le filtrage par DPI
L’article 5 de la loi Création et Internet du 12 juin 2009 prévoit que l’Hadopi évalue « les expérimentations conduites dans le domaine des technologies de reconnaissance des contenus et de filtrage ». Vendredi dernier, Jean Berbinau, membre de l’Hadopi, nous invitait à regarder l’expérience de l’Australie en matière de filtrage des réseaux. Là-bas, les tests, réalisés l’année dernière, sur la base du volontariat, par neuf fournisseurs d’accès Internet, ont été effectués sur un ensemble de technologies diverses : DPI, DNS, URL par proxy et hybride.
Lors d’une conférence à Montréal, en avril 2008, Jean Berbinau soutenait : «Pourquoi peut-on filtrer ? Parce qu’il y a longtemps que la vitesse des réseaux n’a pas progressé, ce qui favorise ceux qui cherchent à faire du filtrage, notamment grâce au procédé de Deep Packet Inspection – qui consiste à observer les paquets d’informations sur la bande passante et permet de savoir à peu près tout ce que l’on veut savoir : Qui a envoyé le paquet? Qui l’a reçu? Quelle est l’application correspondant aux contenus du paquet? Et qu’est-ce qu’il y a dedans? »
Il est donc envisageable que le filtrage par DPI – basée sur la centralisation du trafic au niveau d’un point du réseau où le trafic est inspecté au niveau de l’URL, ou plus en profondeur (port, application, mots-clés, etc.) – soit l’une des technologies que la Haute Autorité va souhaiter voir appliquée pour, comme l’a décrit le chef de l’Etat, « dépolluer automatiquement les réseaux et les serveurs de toutes les sources de piratage ».
« On a l’art de construire des lignes Maginot. On peut continuer encore longtemps » nous indiquait, récemment, sur ce sujet précis, Yves Le Mouël, directeur général de la Fédération Française des Télécoms (qui regroupe notamment Bouygues, France Télécom, Numéricable et SFR). Et Philippe Duluc, président de la commission Sécurité de la FFT, de nous réaffirmer leur opposition à mettre en œuvre un tel système. Aussi, nous sommes replongés dans l’Etude d’impact du blocage des sites pedopornographiques (pdf), réalisée par la Fédération, dans le cadre de la Loppsi, pour en extraire les éléments relatifs au filtrage par DPI.
[Interview] Jean Berbinau (Hadopi) à propos du filtrage : « Regardez l’Australie »
A l’occasion de l’installation de l’Hadopi, hier matin, au ministère de la Culture, nous avons interrogé Jean Berbinau, ancien secrétaire général de l’ARMT, et actuel membre du collège Hadopi, sur les expérimentations de la Haute autorité en matière de filtrage. Ce dernier s’étant déjà exprimé sur la faisabilité du filtrage par DPI (Deep Packet Inspection) – un système qui consiste à analyser et filtrer les contenus du trafic – nous avons essayé d’en savoir plus. Ce dernier n’a pas voulu en dire beaucoup, mais suffisamment pour donner un aperçu de ce à quoi on doit s’attendre.
Hier le président de la république a soutenu des expérimentations sur le filtrage…
Oui, le président a dit ça hier.
Quel est votre commentaire ?
Je ne commente pas ce que dit le président de la République. Le président de la République donne des impulsions, des directives et des orientations.
Et donc ça va être l’une des actions de l’Hadopi que d’expérimenter le filtrage ?
Ca n’est pas une nouvelle de vous dire que la Haute Autorité sera des plus attentives à ce que le chef de l’Etat, comme il |Frédéric Mitterrand ndlr] l’a indiqué, est le protecteur de la culture, a cru bon d’énoncer.
Christine Albanel avait indirectement parlé de filtrage par DPI, ce que rejettent les FAI.
Regardez l’Australie…
On va donc vers le modèle de l’Australie ?
Il est intéressant de voir qu’il y a au moins un pays comme ça, qui après avoir beaucoup réfléchi, doit normalement progresser sur ce sujet en 2010.
Et, de notre côté, on devrait voir des choses…
Vous devriez voir des choses en 2010 en Australie.
Mais en France ?
Je ne vous ai rien dit. Mais une réflexion peut faire cette déduction logique à partir du moment où le président de la République l’a dit.
Et quels sont vos rapports avec les FAI sur ce sujet ?
Les FAI sont un milieu compliqué. Les négociations ne font que commencer…

