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[Dixit] Umberto Eco : « Il y a un «espace» tellement grand que le piratage ne me semble pas tragique »

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@Brest publie une interview donnée en avril dernier par l’auteur italien Umberto Eco à Wiki@Home sur le sujet de Wikipédia. Il y parle de son usage de l’encyclopédie en ligne (uniquement en utilisateur – « Je ne suis pas la Croix-Rouge »), de la collaboration, du livre numérique,  et de la propriété intellectuelle. Extraits :

Comment voyez-vous le monde de la propriété intellectuelle maintenant, à l’époque d’internet ?

J’ai un point de vue très empirique. Je suis de ceux qui tirent leurs revenus de la propriété intellectuelle, mais chaque fois qu’on m’a piraté, j’ai laissé faire comme si de rien n’était. Une fois, mon éditeur américain a poursuivi en justice une université parce qu’ils avaient fait trente photocopies d’un de mes livres : j’ai protesté [NdT, contre l’éditeur]. Ça ne me dérange absolument pas. Au moins trois ou quatre de mes livres se trouvent même sur eMule, on peut les télécharger… Pourquoi suis-je ainsi désintéressé ? Puisque j’en vis, je devrait m’en préoccuper. Une réponse pourrait être que je gagne suffisamment [ma vie] comme ça, une autre, que je suis un bon démocrate.

Prenons un exemple. Quand ils ont commencé à associer un livre au quotidien La Repubblica, ils ont choisi de commencer par mon Le Nom de la rose en me versant une modeste participation forfaitaire. Mais ensuite ils en ont vendu deux millions, ce jour-là. Je me suis dit patience, je n’y avais rien gagné mais c’était bien ainsi. Après six mois, toutefois, j’ai vérifié les comptes rendus de la maison d’édition, et la vente de paperback n’avait absolument pas changée. C’est-à-dire que ces deux millions-là étaient en plus, il s’agissait de personnes qui ne seraient jamais entrées dans une librairie pour acheter mon livre. Je n’y ai pas perdu une seule vente. Ça veut dire qu’il y a un « espace » tellement grand que [le piratage] ne me semble pas tragique. Seulement, dans le cas d’un auteur qui vend mille exemplaires, si on lui en pirate cent, il enrage.

Jusqu’aux XVIe siècle et XVIIe siècle siècles, un auteur parvenait à vivre parce qu’un mécène le payait. Peut-être qu’on y reviendra, qu’on ne sera plus payé par le public, mais par un mécène. L’Arioste a pu s’en arranger, pourquoi n’y arriverais-je pas moi-même ? [rire, NdR]. Avant aussi on y arrivait. Ensuite, certes, la révolution du XVIIIe siècle siècle, où un auteur allait vendre lui-même ses propres livres, a aussi eu pour conséquence l’éclosion des droits. En un certain sens, cela a démocratisé [le système], car les auteurs et les penseurs n’ont plus eu à lécher le derrière des mécènes. Écoute, entre la manière dont L’Arioste a léché le derrière de la famille d’Este et la manière dont une foule de gens lèchent le derrière de tous, rien n’a vraiment changé. (…)

A lire sur : Umberto Eco, écrivain, donne son avis sur Wikipédia (@Brest) en CC 2.0

Par Astrid Girardeau

5 septembre 2010 à 19:33

[->] Doctorow’s First Law

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A lire sur : Doctorow’s First Law (PW)

Par Astrid Girardeau

30 août 2010 à 14:53

[->] Ryū Murakami (Miso Soup) va sortir un e-book sans éditeur, mais avec de la musique composée par Ryuichi Sakamoto

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Par Astrid Girardeau

28 juillet 2010 à 12:26

[ExPress] La lecture est 6 à 10% moins rapide sur tablette (que sur livre papier)

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Selon une étude réalisée par Jakob Nielsen sur l’ iPad d’Apple et le Kindle 2 d’Amazon, de gens qui lisent sur des livres électroniques ont une vitesse plus élevée que dans le passé mais toujours plus lente que sur livre papier. Ainsi, en moyenne, la vitesse de lecture d’un texte de fiction est plus lente de 6,2% pour l’iPad et 10.7% pour le Kindle que sur livre imprimé.

A lire sur : iPad and Kindle Reading Speeds (Jakob Nielsen)

Par Astrid Girardeau

7 juillet 2010 à 10:21

[ExPress] L’avis de l’Autorité de la Concurrence sur le prix unique du livre numérique

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Le rapport Zelnik (pdf), remis au ministère de la Culture vendredi dernier, propose à court terme d’« adopter une loi reprenant les principes fixés, pour le livre physique, par la loi sur le prix unique de 1981 en les adaptant aux spécificités des livres numériques homothétiques ». C’est-à-dire appliquer le principe de la loi Lang sur le prix unique du livre « papier » au livre numérique.

Saisie pour avis par le ministère de la Culture en mai dernier, l’Autorité de la concurrence a remis un rapport sur le sujet le 18 décembre dernier. Après avoir détaillé l’état du marché actuel du livre numérique, et soulevé les avantages et les inconvénients d’une telle mesure, l’Autorité conclue :

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Par Astrid Girardeau

13 janvier 2010 à 11:09