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[Dixit] Hadopi : « Des vulnérabilités ayant été mises en évidence dans TKIP, il est recommandé d’utiliser le protocole CCMP (avec clés chiffrées en AES) »

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Sur son site, l’Hadopi explique aux abonnés comment sécuriser leur poste ou de leur « boîtier de connexion ». Dans le fond, rien d’étonnant. Ca parle de logiciels de contrôle parental (qui peuvent « empêcher le téléchargement de certains types de fichiers »), d’anti-virus, de fire-wall d’un côté. Et de clés et protocoles WEP et WPA de l’autre. Dans la forme, Madame Michu va devoir s’accrocher. Extrait :

« (…) En WPA l’authentification peut être gérée par deux protocoles distincts : TKIP ou CCMP. Des vulnérabilités ayant été mises en évidence dans TKIP, il est recommandé d’utiliser le protocole CCMP (avec clés chiffrées en AES) ».

A lire sur : Comment sécuriser mon accès à internet : ordinateur ou boîtier de connexion ? (Hadopi)

Par Astrid Girardeau

1 octobre 2010 à 12:25

[ExPress] Le mail d’avertissement qui sera envoyé par l’Hadopi

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Via communiqué de presse (pdf), l’Hadopi a fait parvenir la recommandation qui sera envoyée aux abonnés dont l’accès Internet aura été « utilisé pour commettre des faits (…) qui peuvent constituer une infraction pénale ». Mail qui sera envoyé par le fournisseur d’accès Internet de l’abonné sur son e-mail de contact.

La loi Création et Internet prévoit que cette recommandation contienne également une information « sur l’offre légale de contenus culturels en ligne » et sur « l’existence de moyens de sécurisation permettant de prévenir les manquements à l’obligation définie à l’article L. 336-3″. A propos de l’offre légale, la recommandation rappelle simplement que « des services en ligne de plus en plus nombreux proposent aujourd’hui des offres légales attractives et respectueuses des droits des créateurs ». Concernant l’existence des moyens de sécurisation à mettre en place pour éviter tout « nouveau manquement » à l’« obligation de surveillance » de l’accès, la haute autorité se contente de renvoyer l’abonné vers le site hadopi.fr ou son FAI.

Au passage, on pourra souligner un léger amalgame entre gratuité et non respect des auteurs. « Sous les apparences séduisantes de la gratuité, les pratiques qui ne respectent pas les droits des auteurs des oeuvres privent en effet les créateurs de leur juste rétribution » écrit l’Hadopi. Si nécessaire, on rappellera que de nombreuses licences, comme les Creatives Commons, permettent de distribuer et de reproduire gratuitement des œuvres tout en respectant leurs auteurs.

Par Astrid Girardeau

28 septembre 2010 à 13:18

[Dixit] Eric Walter : «Quand vous éteignez votre ordinateur, votre accès est sécurisé»

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Interview d’Eric Walter, secrétaire général de l’Hadopi, et de Renaud Veeckman (SOS-Hadopi) par Philippe Risoli sur Sud Radio (après la 66e minute). Abordées notamment la négligence caractérisée et la sécurisation de l’accès à Internet.

A lire sur : Hadopi : éteignez votre PC « votre accès sera sécurisé » (E.Walter) (PC Inpact)
Source : CODE RISOLI (Sud Radio)

Par Astrid Girardeau

28 septembre 2010 à 10:04

[->] Le scandale des sites gouvernementaux qui se négligent

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Par Astrid Girardeau

13 septembre 2010 à 8:17

[->] S’il n’y pas, c’est qu’il n’y a pas. Or s’il n’y a pas, il n’y a donc pas. Et s’il n’y a pas : la procédure doit stopper.

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Par Astrid Girardeau

9 septembre 2010 à 13:03

[->] Hadopi : Les recours des internautes (modèles de lettres gratuits)

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Par Astrid Girardeau

9 septembre 2010 à 9:14

[ExPress] « Hadopi n’a pas le pouvoir de juger de la matérialité des faits » selon la Quadrature du Net

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Alors qu’une circulaire de la Chancellerie relative à Hadopi demande aux parquets d’éviter «qu’une seconde enquête soit diligentée», expliquant que « les procès-verbaux dressés » par la haute autorité « font foi jusqu’à preuve contraire », la Quadrature du Net revient sur la validité des preuves qui seront fournies aux parquets par l’autorité indépendante, et sur la présomption d’innocence.

Selon elle, l’article R331-37 CPI (instauré par le décret du 26 juillet 2010 relatif à la procédure devant la Commission de Protection des Droits) « ne peut être compris que comme obligeant les FAI à fournir à l’Hadopi les coordonnées d’un abonné qu’une fois qu’il aura été établi qu’une contrefaçon avait eu lieu et l’implication de l’accès Internet d’une personne particulière ». Or, selon, la Quadrature, la haute autorité « n’est pas à même de juger de la matérialité « de ces deux faits, « seul un juge peut établir ces faits ».

Se référant à l’analyse de maître Eolas sur le décret définissant la contravention de négligence caractérisée, « dont la rédaction a fait du défaut de sécurisation un élément constitutif de l’infraction et non une exception », la Quadrature explique qu‘ »il devient maintenant indiscutable qu’il appartiendra à l’accusation de prouver l’infraction d’absence de sécurisation de l’accès Internet (..). En d’autres termes, ce sera au parquet d’apporter des preuves que l’internaute pris dans les filets de Trident Media Guard n’avait pas mis en œuvre un quelconque moyen de sécurisation. »

Par ailleurs, selon le décret relatif à la procédure suivie par la CPD, les FAI «sont tenus de communiquer les données à caractère personnel et les informations mentionnées au 2° de l’annexe du décret n° 2010-236 du 5 mars 2010 dans un délai de huit jours suivant la transmission par la commission de protection des droits des données techniques nécessaires à l’identification de l’abonné dont l’accès à des services de communication au public en ligne a été utilisé à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d’œuvres ou d’objets protégés sans l’autorisation des titulaires des droits[…] »

Or, note la Quadrature, si cette rédaction se conforme à l’article L331-21 CPI, « on notera que partout ailleurs, dans les lois Hadopi 1 et Hadopi 2, dans les décrets d’application ou dans les autres alinéas de ce même décret du 26 juillet 2010, lorsqu’une éventuelle infraction est mentionnée, elle est toujours bien qualifiée de «susceptible»« . Avec la contravention de négligence caractérisée, la loi Création et Internet punit non l’acte de contrefaçon mais la non-sécurisation de l’accès Internet. Mais « dans tous les cas, la contrefaçon doit être prouvée et établie », explique la Quadrature car l’absence de sécurisation « découle en effet de la constatation qu’une contrefaçon a été commise via cet accès Internet ». Or, explique la Quadrature, « l’Hadopi n’est pas le pouvoir de juger de la matérialité d’une contrefaçon (…) seul un juge peut établir ces faits« .

Après avoir rappelé que dans sa décision du 10 juin 2010, le Conseil Constitutionnel dit que la CPD « ne peut prononcer les sanctions prévues par la loi déférée ; que seul un rôle préalable à une procédure judiciaire lui est confié », la Quadrature conclue que le simple fait pour l’Hadopi d’envoyer un avertissement à l’abonné d’un accès Internet « fait grief et est partie intégrante à la procédure judiciaire. Ce qui serait contraire à la décision du Conseil constitutionnel, si une décision de justice n’a pas autorisé préalablement cet envoi d’avertissement ».

[ExPress] Hadopi : Il conviendra aux parquets d’éviter « qu’une seconde enquête soit diligentée »

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Le ministère de la justice a publié au BO n°2010-06 du 31 août 2010, une circulaire (pdf) visant à présenter les lois Hadopi et Hadopi 2 aux procureurs généraux près les cours d’appel, aux procureurs de la République près les Tribunaux de Grande Instance et aux magistrats. Le document, publié par C_logeek, et relayé par Numérama, détaille principalement les dispositions réprimant la négligence caractérisée du titulaire d’un accès à Internet. A propos du décret d’application instituant la contravention de négligence caractérisée qui, selon le ministère  « a défini de façon précise les éléments constitutifs de cette contravention « , on pourra relire l’analyse de maître Eolas. Extraits de la circulaire :

Dans le double objectif d’assurer la rapidité de la réponse pénale et de veiller à ce que le nouveau dispositif ne conduise à un engorgement des services de police et de gendarmerie, il conviendra d’éviter, sauf cas particulier, qu’une seconde enquête soit diligentée par ces services lorsque les éléments fournis par la HADOPI sont suffisants pour caractériser la contravention de négligence caractérisée à l’égard du titulaire de la ligne et pour assurer le caractère contradictoire de la procédure. En outre, en vertu de l’article 409 du code de procédure pénale, les procès-verbaux dressés en application de l’article L.331-21-1 du CPI font foi jusqu’à preuve contraire. (…)

A l’inverse, le délit de contrefaçon devra être recherché et poursuivi en cas de réitération des faits ou de téléchargements habituels et massifs via Internet en violation des dispositions relatives au droit d’auteur ou aux droits voisins. (…)

L’article L.335-7-2 du CPI rappelle que la juridiction saisie doit prendre en compte, pour le prononcé de cette peine, la gravité des faits et la personnalité de leur auteur mais aussi la nécessaire conciliation de la peine avec la liberté d’expression et de communication.

Cette peine complémentaire, particulièrement dissuasive, pourra donc notamment être requise pour les infractions réitérées et pour les primo-délinquants en fonction de la gravité intrinsèque des faits.

En application des dispositions générales de l’article 707-1 du code de procédure pénale, le ministère public est seul chargé de la mise à exécution des décisions pénales. Sans remettre en cause ce principe, la loi a conféré à la HADOPI un rôle essentiel dans la mise en œuvre de la décision de mise à exécution prise par le parquet des décisions rendues en matière d’infractions portant atteinte à la propriété littéraire et artistique commises via Internet. »

Par Astrid Girardeau

4 septembre 2010 à 11:29

[ExPress] Les ayants droit français testent le filtrage DPI

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Le site PC Inpact s’est procuré une série de documents concernant les discussions sur la lutte contre le téléchargement illégal qui ont lieu depuis 2009 entre des «parties prenantes» et la Direction générale Marché Intérieur et Services de la Commission Européenne. L’une des réunions, qui s’est tenue le 2 juin dernier à Bruxelles (pdf), concerne les mesures techniques «qui pourraient être utilisées pour identifier et empêcher les violations des droits de la propriété intellectuelle en ligne.».

Parmi ces «parties», on trouve différentes DG (Marché Intérieur, Société de l’Information, Consommateur,  Justice), des acteurs des télécoms (ETNO, EuroIspa, Orange, BT, Telefonica, etc.) et de nombreux ayants droit dont l’« IPFI (musique), MPA (cinéma), ISFE et BSA (jeux vidéo et logiciels), FEP et ENPA (livres et journaux), EBU et ACT (diffuseurs) et SROC (Sports) ». Ainsi que la GESAC et AEPO-ARTIS, regroupements de sociétés d’auteurs et d’artistes-interprètes.

Un document présenté le 2 juin par Marc Guez de la SCPP (Société civile des producteurs phonographiques) rapporte que les ayants droit français ont fait réaliser par le laboratoire allemand EANTC deux séries de tests de « technologies de filtrage » sur P2P. Filtrage protocolaire en 2007 et filtrage des contenus avec la technologie de la société Vecidis, basée sur le Deep Packet Inspection (DPI), en 2009.  Avec cette dernière, 99,91% du trafic P2P aurait été détecté et 99,98% des contenus illégaux bloqués « sans incidence sur les performances du réseau» et sans aucun impact sur le contenu légal. « Bref : le Graal du filtrage » commente PC Inpact.

Selon la SCPP, les prochaines étapes sont l’« évaluation » de la technologie Vedicis par l’Hadopi et sa « mise en oeuvre » en France. Des expérimentations, prévues par la loi Création et Internet (article 331-22), basées sur le volontariat de FAI (Fournisseurs d’Accès Internet) et d’abonnés «comme une mesure technique empêchant l’utilisation illicite de leur accès Internet» précise le document. Autrement dit comme moyen d’éviter la contravention pour négligence caractérisée« Et voilà comment l’autorité indépendante va persuader l’abonné  « bon père de famille » à autosurveiller ses faits et actes sur Internet, au profit des ayant droit…, conclue PC Inpact. Du moins en théorie. »

[ExPress] Sos-hadopi : “Une réponse 100% légale aux dérives d’Hadopi”

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Renaud Veeckman — qui avait déposé la marque Hadopi avant le ministère de la culture auprès de l’INPI (Institut National de la Propriété Intellectuelle) — s’est associé à Jérôme Bourreau-Guggenheim et Christophe Berhault pour lancer Sos-hadopi. Un service d’« assistance juridique et technique personnalisée » qu’il décrit comme « une réponse 100% légale aux dérives d’Hadopi ».

« On ne cherche pas à expliquer comment contourner la loi en installant un VPN, etc., mais simplement à aider les gens à prouver leur bonne foi et à éviter qu’ils installent un spyware », nous explique t-il. « Aujourd’hui, la loi punit la négligence caractérisée. Mireille Imbert-Quaretta [la présidente de la Commission de protection des droits (CPD) ndlr] l’a dit : « On ne poursuit pas les pirates ». On ne chasse donc pas les bonnes personnes et on va pousser tout le monde à installer un mouchard sur son ordinateur. » Il précise : « On est regardé de partout dans le monde, il ne faut pas que ça soit une première mondiale ».

Le service proposera des conseils juridiques — « un suivi de A à Z par des avocats spécialisés » — et techniques personnalisés payants. Présenté le 13 septembre prochain à la Cantine (Paris), le service sera mis en ligne sur sos-hadopi.fr le 15 septembre.

La CPD a jusqu’au 27 septembre pour envoyer les mails d’avertissement relatifs aux premières saisines reçues fin juillet. La loi Création et Internet spécifiant en effet que le Commission doit rendre « sa décision dans un délai de deux mois à compter de sa saisine ». Selon PC Inpact, à ce jour aucun FAI (Fournisseur d’Accès Internet) n’a reçu de demande d’identification d’adresse IP.

[ExPress] Sondage « Les Français et le téléchargement illégal »

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L’IFOP publie l’intégralité du sondage « Les Français et le téléchargement illégal »(pdf) réalisé début juillet à la demande du Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP). Et dont quelques chiffres avaient été publiés par le Parisien, dans un article intitulé  «Les pirates du Web ont peur du gendarme ».

Evaluer l’impact d’Hadopi

A propos du « contexte », l’IFOP explique qu’« après une mise en place difficile et des critiques fondamentales sur sa démarche, HADOPI, autorité chargée de sanctionner le téléchargement illégal, est opérationnelle depuis le 29 juin 2010″. On suppose que cela fait référence au décret de négligence caractérisée paru au Journal Officiel le 26 juin dernier. L’institut poursuit : « Le SNEP a ainsi fait appel à l’IFOP pour évaluer dans quelle mesure les dispositions d’HADOPI sont amenées à impacter le comportement des individus dans un contexte incertain« .

En juin dernier, David El Sayegh, le directeur général du Snep, disait s’inquiéter du retard pris dans la mise en oeuvre d’Hadopi. « Il n’y a pas de mécontentement, mais beaucoup d’expectative de notre part, des attentes qui se transforment en préoccupations », expliquait-il à l’AFP. Il est évident que cet effet psychologique initial d’Hadopi ne va pas durer si les internautes qui téléchargeaient retrouvent un sentiment d’impunité ».

… sur qui ?

Concernant la méthodologie, l’étude a été réalisée les 1 et 2 juillet dernier par téléphone auprès d’un échantillon national représentatif de 1058 individus âgés de 15ans et plus, explique l’institut. « La représentativité de la population interviewée a été assurée par la méthode des quotas sur les critères: sexe, âge, CSP de l’interviewé, CSP du chef de famille, région et catégorie d’agglomération ». La marge d’erreur est estimée à « environ 3% ».

Ni ce panel, ni les questions posées, ne permettent de connaître les pratiques des sondés en matière de consommation en ligne de biens culturels, et de téléchargement d’œuvres sans autorisation. Ni même de savoir combien ont un accès Internet. Pourtant, à l’exception d’une seule question, tous se prononcent.

Par exemple à la question, dont on appréciera au passage la tournure, sur l’impact des mails d’avertissement – « dans le cadre de la Loi Hadopi, des mails d’avertissement pourraient vous être envoyés dans le cas où votre connexion Internet serait utilisée pour réaliser des téléchargements illégaux. Le fait de recevoir ces mails pourrait-il vous inciter à vous tourner vers des sites de téléchargement légaux ? » — 66% répondent qu’ils seraient incités, 34% non.

Le moyen le plus efficace est le filtrage systématique

Cela n’empêche pas l’Ifop de conclure que « les dispositions d’Hadopi conservent un réel pouvoir de dissuasion amené à impacter les comportements à l’égard du téléchargement ».

Mais souligne l’institut « si les sanctions s’avèrent donc plutôt dissuasives, elles ne se présentent cependant pas comme le moyen le plus efficace pour lutter contre le téléchargement illégal ». Et quel est-il donc ?  « C’est le filtrage systématique des sites illégaux qui est jugé comme le moyen le plus efficace ». Et ça tombe bien, car c’est dans les cartons d’Hadopi depuis un moment.

A noter qu’en janvier dernier, interrogé sur le filtrage, notamment par DPI, Jean Berbineau, membre du collège de l’Hadopi, nous invitait à regarder ce qui se passe en Australie. « Vous devriez voir des choses en 2010 en Australie » nous indiquait-il alors. Sauf que, selon les dernières nouvelles, après avoir été repoussé d’un an, le projet de filtrage y semble « condamné ».

——-

Voici le détail des questions et réponses du sondage :

1/Dans l’hypothèse où vous auriez personnellement l’habitude de télécharger illégalement des contenus comme de la musique ou des vidéos sur Internet, diriez-vous le fait de risquer la suspension de votre abonnement à Internet ou une amende de 1.500 euros vous ferait renoncer à cette pratique ?
69% Renonceraient à télécharger illégalement
31% Ne renonceraient pas à télécharger illégalement

2/Dans le cas où vous pourriez risquer la suspension de votre abonnement à Internet, seriez-vous prêt à surveiller l’usage qui est fait de votre connexion Internet par vos enfants, vos proches ou dans le cas d’une connexion wifi ?

77% Seraient prêts à surveiller l’usage qui est fait de leur connexion Internet
21% Ne seraient pas prêts à surveiller l’usage qui est fait de leur connexion Internet
2% Aucune autre personne n’utilise ma connexion

3/ Dans le cadre de la Loi Hadopi, des mails d’avertissement pourraient vous être envoyés dans le cas où votre connexion Internet serait utilisée pour réaliser des téléchargements illégaux. Le fait de recevoir ces mails pourrait-il vous inciter à vous tourner vers des sites de téléchargement légaux ?

66% Seraient incités à se tourner vers les sites de téléchargement légaux
34% Ne seraient pas incités à se tourner vers les sites de téléchargement légaux

4/ Parmi les 3 moyens suivants, quel est selon vous le plus efficace pour lutter contre le téléchargement illégal de contenus sur Internet ?

46% Que les internautes ne puissent plus accéder aux sites illégaux (filtrage)
31% Une démarche pédagogique avec l’envoi de mails d’avertissement
21% Le fait d’encourir une sanction judiciaire en cas de téléchargement illégal
2% NSP

5/ Pour vous personnellement, la mise en place d’offres d’abonnement à des services de musique légaux pour moins de 10 euros par mois pourraient-elles contribuer à limiter fortement les pratiques de téléchargement illégal ?

69% Ces offres contribueraient à limiter fortement les pratiques de téléchargement illégal
31% Ces offres ne contribueraient pas à limiter fortement les pratiques de téléchargement illégal

-> Télécharger « Les Français et le téléchargement illégal »(pdf)

[Actu] Hadopi : BitTorrent repéré, voulez-vous continuer ?

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Il y a quelques jours, l’Hadopi lançait une consultation publique sur les moyens de sécurisation «destinés à prévenir l’utilisation illicite de l’accès» à Internet. Le document (pdf), réservé à certains professionnels et classé confidentiel, a fuité ce matin via Numérama.

La lecture du document confirme qu’il s’agit d’une sorte de mouchard pour bon père de famille et chef d’entreprise, institution ou association. Le logiciel — « simple » et ne demandant pas de « connaissances techniques » (soit de nombreuses options par défaut) — permettra de définir, et donc d’être responsable, de la « politique de sécurité » d’un accès Internet.

-> Lire la suite sur Owni

[ExPress] « Je n’ai pas pu télécharger ce film, il n’est même pas encore sorti. »

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Le site PC Inpact a demandé à ses lecteurs d’imaginer leur «moyen de sécurisation» et/ou «motif légitime » de non-sécurisation.

Dans le cadre de la loi Hadopi, l’abonné à un accès Internet sera invité à mettre en un «moyen de sécurisation». Toutefois, si son adresse IP est prise dans les filets de TMG, il pourra, dès réception du premier mail d’avertissement, faire connaître ses observations. Par exemple expliquer à la Commission de protection des droits le «motif légitime» de non-sécurisation. En effet, selon le décret, paru le 26 juin dernier, « constitue une négligence caractérisée, punie de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe, le fait, sans motif légitime », pour un abonné, « soit de ne pas avoir mis en place un moyen de sécurisation de cet accès, soit d’avoir manqué de diligence dans la mise en œuvre de ce moyen ».

« Le fait intéressant est que tout, absolument tout peut être moyen de sécurisation ou motif de non-sécurisation », rappelle le site. Citant l’exemple donné par la Haute autorité elle-même : « Si une mère met l’ordinateur dans un placard sous clé pour empêcher son fils de télécharger et que cela marche, c’est un moyen de sécurisation, pas besoin d’installer un logiciel ».

Sélection des propositions de lecteurs :

- J’utilise Linux, personne ne sait s’en servir
- Ça ne peut pas être moi, je télécharge seulement depuis mon lieu de travail
- CAYPAMOA ,j’étais avec 5 gus dans un garage
- Chère Hadopi, je me permets de vous écrire suite à vos courriels non sollicités envoyés indument de vos offices à ma mailbox. A aucun instant je ne me suis inscrit à votre newsletter, ni n’ai manifesté d’intérêt pour vos activités. Au vu de ceci, veuillez supprimer immédiatement mon adresse email de votre base de données, et veuillez ne plus me spammer. Cordialement
- Moyen de sécurisation ? Je n’ai pas pu télécharger ce film, il n’est même pas encore sorti.
- J’ai mis « admin » en clé WPA, pour être aussi bien sécurisé qu’Orange »
- Moyen de sécurisation ? Avoir bon gout. Motif de non-sécurisation ? Ca peut pas être moi, vous ne surveillez que des œuvres qui ne sont même pas dignes de mon intérêt.
- Motif de non sécurisation ? Un ami m’a dit que dans son dernier film, Bruce Willis interprétait avec brio le rôle d’un cours d’eau de montagne. Voulant en savoir plus, j’ai donc naturellement tapé « torrent »+ le nom du film dans google et j’ai cliqué sur le premier lien. S’pas ma faute.
- Ce n’était pas moi, j’ai pas de bras !
- Non mais voila que tu espionnes ton père maintenant ! Aller Christine tu arrêtes de t’amuser avec ton truc Hadopi et tu rentres à la ferme on s’inquiète avec ta mère … Bisou Chérie.

-> Lire l’ensemble des suggestions.

[->] Des membres du Congrès américain négligents caractérisés ?

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Par Astrid Girardeau

9 juillet 2010 à 13:06

[ExPress] Hadopi : l’opération Usine à gaz continue

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Sur son blog, maître Eolas commente le décret définissant la contravention de négligence caractérisée, publié au Journal Officiel, samedi dernier. Il explique comment la rédaction actuelle du texte — « comme disait la présidente de la CPD (…) : «le résultat est d’une étonnante subtilité.» Traduire : “Ça a été écrit par un Orc” » — est, selon lui, « inapplicable ». Extrait :

Un petit mot à mes amis parquetiers. Je sais que nous nous disputons souvent dans le prétoire. Nous avons curieusement des visions irréconciliables des mêmes dossiers. C’est ainsi, nous sommes adversaires. Mais quel que soit le fossé qui nous sépare, je vous respecte et je pense que vous n’avez pas mérité ça. Bon courage en tout cas pour caractériser les éléments de l’infraction à l’audience.

Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mais il y a un concours de mauvaise rédaction de textes législatifs, ou quoi ? Quelle horreur ! Des éléments constitutifs repoussés dans un second paragraphe, et pas moins de six renvois textuels pour une contravention. “Étonnante subtilité” : ce sont justement les mots que j’utilise quand ma fille me tend les yeux remplis de fierté l’ignoble gribouillage marron agrémenté de plumes roses collées au milieu qu’elle a fait pour moi au centre de loisir.

A lire sur : HADOPI : l’opération Usine à gaz continue

Par Astrid Girardeau

30 juin 2010 à 9:22

[->] Hadopi : « On appréciera toutes les explications ou arguments avancés par l’utilisateur incriminé »

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Par Astrid Girardeau

28 juin 2010 à 19:04