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[ExPress] Hadopi « a donc d’ores et déjà eu un effet dissuasif significatif »

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En avril dernier, le député Jacques Remiller (UMP) interrogeait le ministère de la Culture sur les effets de la loi Hadopi sur les pratiques des internautes français, tels que décrits dans l‘étude réalisée en mars dernier par le laboratoire de recherches M@rsouin. Dans sa réponse publiée hier au Journal Officiel, le gouvernement estime que l’adoption des lois Hadopi 1 et 2 a « d’ores et déjà eu un effet dissuasif significatif ». Il soutient que « les pirates numériques sont également des acheteurs de contenus culturels numériques » et, explique que pour répondre à leur « forte appétence », la mise en œuvre de « plusieurs des propositions formulées » dans le rapport Zelnik, remis il y a neuf mois au gouvernement, est « en cours ».

Question :

M. Jacques Remiller appelle l’attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur les effets de la loi Hadopi sur les pratiques des internautes français. En effet, dans une note éponyme publiée en mars 2010, une équipe du CREM et de l’université de Rennes-I livre l’analyse suivante : « À peine 15 % des internautes qui utilisaient les réseaux peer-to-peer avant l’adoption de la loi Hadopi ont définitivement cessé de le faire depuis. Parmi ces ex-téléchargeurs, seulement un tiers a renoncé à toute forme de piratage numérique, alors que les deux tiers restant se sont tournés vers des pratiques alternatives de piratage échappant à la loi Hadopi comme le streaming illégal (allostreaming…) ou le téléchargement sur des sites d’hébergements de fichiers (megaupload, rapidshare…).

Bien que le nombre d’internautes fréquentant les réseaux peer-to-peer ait diminué, le nombre de « pirates numériques » a légèrement augmenté depuis le vote de la loi Hadopi. Parmi les internautes qui continuent encore de télécharger sur les réseaux peer-to-peer, 25 % d’entre eux déclarent avoir modifié leurs pratiques de piratage depuis l’adoption de la loi Hadopi. Enfin, les « pirates numériques » se révèlent être, dans la moitié des cas, également des acheteurs numériques (achat de musique ou de vidéo sur Internet). Couper la connexion Internet des utilisateurs de réseau peer-to-peer pourrait potentiellement réduire la taille du marché des contenus culturels numériques de 27 %. Une extension de la loi Hadopi à toutes les formes de piratage numérique exclurait du marché potentiellement la moitié des acheteurs de contenus culturels numériques ». Il souhaite connaître son avis sur cette évaluation des effets de la loi Hadopi sur les pratiques des internautes français.

Réponse :

L’étude à laquelle la question fait référence, produite par le laboratoire de recherches M@rsouin, est basée sur les résultats d’une enquête menée par téléphone fin décembre 2009 auprès de 2 000 personnes, représentatives de la région Bretagne. Elle met au jour un résultat positif puisque 15 % des internautes qui utilisaient les réseaux de pair à pair déclarent avoir cessé de télécharger sur ces réseaux. L’adoption des lois « création et Internet », qui ont institué la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (HADOPI), a donc d’ores et déjà eu un effet dissuasif significatif.

En outre, l’augmentation de 3 % du nombre de pirates n’apparaît pas comme un chiffre représentatif sur le plan statistique, de l’avis même de l’un des auteurs de l’étude, puisqu’il est calculé à partir d’une sous-partie de l’échantillon ne représentant que 6 personnes. Par ailleurs, l’étude confirme que les pirates numériques sont également des acheteurs de contenus culturels numériques. Cette concordance des comportements confirme la forte appétence de ces internautes pour les contenus culturels numériques. Le développement d’une offre légale plus abondante, diversifiée et attractive, concomitamment à la lutte contre le piratage, est donc un enjeu majeur. C’est dans cette perspective que le ministre de la culture et de la communication a missionné MM. Patrick Zelnik, Jacques Toubon et Guillaume Cerutti, qui lui ont remis en janvier 2010 un rapport faisant 22 propositions de nature à satisfaire et à encourager les comportements de consommation respectueux du droit d’auteur par le développement des offres culturelles légales en ligne et à permettre l’émergence de modèles d’affaires soutenables pour ces offres.

Le Gouvernement, déterminé à créer les conditions du développement durable de la consommation légale de contenus culturels en ligne et de la rémunération des artistes et des entreprises qui les soutiennent, a d’ores et déjà repris à son compte plusieurs des propositions formulées par ce rapport, dont la mise en oeuvre est en cours.

Par Astrid Girardeau

29 septembre 2010 à 8:08

[->] Vote du rapport Gallo et marché unique du numérique

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Par Astrid Girardeau

27 septembre 2010 à 9:38

[->] ACS:Law : L’analyse des mails se poursuit

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TorrentFreak continue de décortiquer les mails du cabinet d’avocats anglais ACS:Law. Ce cabinet, dirigé par Andrew Crossley, menace de poursuivre des internautes suspectés de téléchargement illégal, sans l’autorisation des ayants-droit, en leur faisant payer une amende. Le site du cabinet a été attaqué par les Anonymous cette semaine, et une faille a permis d’accéder aux archives des mails, qui ont ensuite été transférés sur The Pirate Bay. Les mails décrivent les pratiques du cabinet très vivement critiquées outre-manche. « Il n’est pas question des droits d’auteur et ou de réduire le piratage (…) la seule chose que nous voyons, c’est l’argent, écrit enigmax de TorrentFreak, qui parle de « nouveau fiasco type MediaDefender.

A lire sur : ACS:Law (Gay) Porn Letters Target Pensioners, Married Men (TorrentFreak)
Et sur : ACS:Law Anti-Piracy Law Firm Torn Apart By Leaked Emails (TorrentFreak)
Et sur: Leaked Emails Reveal Profits of Anti-Piracy Cash Scheme (TorrentFreak)
Et sur : High-Profile, High Damages File-Sharing ‘Conviction’ Was a Farce (TorrentFreak)

Par Astrid Girardeau

27 septembre 2010 à 7:41

[->] Fuite des mails du cabinet d’avocats « anti-piratage » ACS:Law

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Par Astrid Girardeau

25 septembre 2010 à 15:28

[ExPress] L’adoption du rapport Gallo valide la « conception de l’Internet civilisé » de Franck Riester

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A son tour, le député Franck Riester, membre du collège de l’Hadopi, a réagi à l’adoption, ce midi, par le Parlement Européen, du rapport Gallo sur le « renforcement de la propriété intellectuelle en Europe ».

Dans un communiqué (pdf), il se réjouit du vote qui, selon lui, montre que les euro-députés « reconnaissent les dangers du téléchargement illégal pour toute une filière économique, qui représente des milliers d’emplois en Europe, et particulièrement en France ». On rappelera que le rapport Gallo est étroitement associé à l’étude Tera, une étude très contestée, qui chiffre à 1,2 million le nombre d’emplois impactés en Europe d’ici 2015 par le partage de fichiers d’oeuvres protégées.

Selon Franck Riester, le Parlement Européen a ainsi validé « cette conception de « l’Internet civilisé  » qu’il a défendu en tant que rapporteur de la loi Création à Internet à l’Assemblée nationale. Et les euro-députés ont reconnu la « pertinence » de la riposte graduée adoptée par la France (« une initiative pionnière en Europe »).

Le député se dit également « heureux de constater » que, alors que la haute autorité « vient d’envoyer ses premières demandes d’identification auprès des fournisseurs d’accès internet » — mais pour autant aucun mail n’a toujours été envoyé — « les offres légales culturelles en ligne confirme chaque jour leur essor ». Ca n’est pas l’avis d’Alain Bazot, président de l’UFC-Que choisir, qui, sur son blog, écrit aujourd’hui que « l’Hadopi fait la preuve de son désengagement sur un sujet attendu par tous, à savoir le développement de l’offre légale ». Selon ce dernier, « loin de se développer, l’offre légale est même en repli comme l’illustre la disparition du site Jiwa« .

[ExPress] La liberté de se connecter, pour les autres

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Patrick Leahy est l’un des sénateurs américains derrière le COICA (Combating Online Infringement and Counterfeits Act). Projet de loi qui vise à faire fermer, ou à défaut bloquer, tout site identifié comme contrefacteur ou portant atteinte à la propriété intellectuelle. TechDirt rapporte une déclaration faite par ce dernier, il y a quelques mois devant le Sénat américain, dans laquelle il condamne fermement la censure et l’entrave à la liberté d’expression sur Internet. La censure de l’information en ligne est « l’un des défis les plus urgents » posés par l’Internet déclarait-il.

Aussi le sénateur de se dire alors « très heureux » qu’Hillary Clinton ait réaffirmé l’engagement des Etats-Unis pour l’ouverture et la liberté d’expression sur Internet. Il fait référence au célèbre « Internet Freedom » de janvier dernier. Dans ce discours, l’actuelle secrétaire d’Etat des Etats-Unis disait que la lutte contre l’atteinte à la propriété intellectuelle « ne doit pas devenir une excuse pour les gouvernements pour violer systématiquement les droits et la vie privée ». Aussi, elle défendait la « liberté de se connecter », soit expliquait-elle « l’idée que les gouvernements ne devraient pas empêcher les gens de se connecter à Internet, à des sites Web, ou les uns aux autres ».

« COICA envoie au monde le message que les États-Unis approuvent la censure unilatérale d’Internet », a réagi hier l’EFF (Electronic Frontier Fondation).

A lire sur : Patrick Leahy Against Internet Censorship In Other Countries, But All For It At Home (Tech Dirt) et Source
Et sur : Censorship of the Internet Takes Center Stage in « Online Infringement » Bill (EFF)

Par Astrid Girardeau

22 septembre 2010 à 15:36

[ExPress] Le rapport Gallo adopté au Parlement Européen

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Ce mercredi 22 septembre, le Parlement Européen a finalement adopté, par 328 voix pour, 245 contre et 80 abstentions, le rapport dit Gallo sur l’application des droits de propriété intellectuelle sur le marché intérieur. Et rejeté les deux résolutions alternatives au rapport— la première déposée par les Socialistes&Démocrates, Verts et GUE, la seconde par les libéraux (ALDE).

Pour rappel, cette initiative de l’eurodéputée Marielle Gallo (PPE/UMP) vise à renforcer les sanctions pénales à l’encontre de tout partage de fichiers non autorisé — à des fins commerciales ou non-commerciales — sur les réseaux. Elle souhaite que la Commission examine les mesures «à mettre en œuvre pour lutter efficacement » contre le « fléau » du « piratage en ligne« , qui est associé à la contrefaçon (par exemple de médicaments). Comme dans l’ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement) dont le nouveau round de négociations va démarrer demain à Tokyo (Japon), et que le rapport soutient, est prônée la mise en place de « mesures non législatives » supplémentaires. Par exemple la collaboration directe entre ayants-droit et fournisseurs d’accès Internet. Le rapport demande également à la Commission « d’initier une proposition législative ou de modifier la législation actuelle (…) en s’inspirant des expériences nationales« . Ce rapport n’a pas de portée législative, mais il encourage la Commission à prendre des mesures dans son sens.

Plusieurs communiqués sont arrivés réagissant à ce vote.

Pour l’euro-députée Françoise Castex (S&D) : « En assimilant le partage de fichiers à des fins non commerciales à de la contrefaçon et à du vol, Marielle Gallo et la droite européenne poussent, à la criminalisation de millions d’internautes par ailleurs consommateurs de musique et de films. Ce faisant elles dressent les artistes contre leur propre public sans leur assurer un centime de plus. Contrairement à ce qu’elle veut nous faire croire la droite européenne ne défend pas les artistes mais les industries et leur modèle obsolète. »

Selon la Quadrature du Net, c’est « un pas supplémentaire dans la croisade des industries du divertissement contre leur propre public ». Et le rapport Gallo « illustre la volonté des industries du divertissement d’imposer une police et une justice privées du copyright sur le Net. Ces dispositifs repressifs fondés sur la ‘ »riposte graduée » ou les restrictions d’accès à Internet, et dont la loi HADOPI fournit l’exemple, constitue une négation pure et simple des droits fondamentaux, tel que, à le droit à un procès équitable, la liberté de communication ou le respect de la vie privée« .

Enfin, pour l’euro-députée Sandrine Bélier (Verts) : « Confusion entre contrefaçon, téléchargement et crime organisé. Défense des intermédiaires au détriment des auteurs et des citoyens. Soutien au traité anti-contrefaçon ACTA, véritable modèle d’atteinte aux règles démocratiques et aux libertés publiques. Voilà ce que nous promet le rapport Gallo! (…) Plutôt que de chercher de véritables solutions aux mutations profondes que vit le secteur de la culture à l’ère digitale, Gallo, une fois de plus, évite soigneusement le débat de fond et se résume à fragiliser nos libertés publiques ».

[ExPress] Des législateurs US veulent le pouvoir de fermer des sites « pirates » du monde entier

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Hier, un groupe de sénateurs américains a déposé un projet de loi qui donnerait au Département de la Justice des Etats-Unis le pouvoir de fermer des sites de partage de contenus protégés par la propriété intellectuelle. Que le site soit localisé (plus exactement son nom est enregistré) aux États-Unis ou dans un autre pays du monde (comme The Pirate Bay). Cette loi — The Combating Online Infringement and Counterfeits Act (pdf) –, permettrait au Département de la Justice de lancer une action civile afin de faire constater par la cour qu’il s’agit d’un site « pirate » et obliger le registrar ou registre à fermer le nom de domaine.

Si le site est enregistré en dehors des Etats-Unis, la loi permettrait d’obliger les fournisseurs d’accès Internet à empêcher l’accès au site ou des systèmes de paiement à bloquer toute transaction. Selon le sénateur Orin Hatch (R-Utah) la nouvelle législation est nécessaire parce qu’Internet est « devenu un outil pour les voleurs en ligne pour vendre des produits contrefaits et piratés » qui se font des « centaines de millions de dollars » sur le dos de la propriété intellectuelle américaine. La MPAA (Motion Picture Association of America) et la RIAA (Recording Industry Association of America) ont applaudi l‘initiative.

A lire sur : Lawmakers want power to shut down ‘pirate sites’ (Cnet)
Et sur : Bill Would Give Justice Department Power to Shutter Piracy Sites Worldwide
Et sur :
US Senators Propose Bill To Censor Any Sites The Justice Depatement Declares ‘Pirate’ Sites, Worldwide (Tech Dirt)
Source : “Combating Online Infringement and Counterfeits Act,” (pdf)

[ExPress] Les archivistes, bibliothécaires et documentalistes français s’opposent au rapport Gallo

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Alors que le vote du rapport Gallo ou de l’une de deux résolutions alternatives — l’une déposée par les Socialistes&Démocrates, Verts et GUE, l’autre par les libéraux (ALDE) — est fixé à ce mercredi 22 septembre au Parlement Européen, l’IABD (Interassociation Archives, Bibliothèques, Documentation) vient de publier un communiqué dans lequel elle dit s’opposer au rapport de l’euro-députée Marielle Gallo  (PPE/UMP), et explique pourquoi :

Attachés au respect du droit d’auteur et à une juste rémunération de la création, les membres de l’IABD s’inquiètent vivement des orientations du rapport dit Gallo qui vise à renforcer l’application des droits de propriété intellectuelle sur le marché intérieur.

L’IABD déplore l’accent mis sur la répression et l’amalgame opéré entre la contrefaçon des biens matériels et le piratage des fichiers numériques. On y trouve le même raisonnement que dans le projet d’accord ACTA contre lequel l’IABD s’est opposée publiquement à plusieurs reprises [ii].

Puisque le Parlement européen a récemment adopté une déclaration exprimant ses inquiétudes concernant l’ACTA, il serait incompréhensible qu’il adopte le rapport Gallo, dans la mesure où ces deux textes s’inspirent de la même logique.

L’IABD déplore que le rapport Gallo traduise une vision déséquilibrée du droit d’auteur, alors que celui-ci a toujours été un droit d’équilibre entre la protection des créateurs et l’accès au savoir et à la connaissance.

Il est de ce point de vue regrettable que le rapport Gallo n’évoque pas les mécanismes d’équilibre des droits, auxquels les archivistes, bibliothécaires et documentalistes sont particulièrement attachés. Il s’agit des exceptions au droit d’auteur (droit de citation, exception pédagogique et de recherche, exceptions en faveur des institutions culturelles, etc.), qui limitent la portée des droits d’auteur au nom de l’intérêt général. Il s’agit également du domaine public qui joue plus que jamais, à l’ère numérique, un rôle fondamental pour dynamiser la création.

Le rapport Gallo évoque également l’idée de lancer au niveau européen une campagne de sensibilisation des jeunes sur la propriété intellectuelle. Sans être opposée à ce projet, l’IABD espère que cette campagne sera objective et qu’outre les prérogatives des titulaires de droits, elle prendra le soin d’expliquer le rôle primordial des exceptions et du domaine public.

L’Union européenne a un rôle déterminant à jouer dans l’équilibre de la propriété intellectuelle.

Les services d’archives, les bibliothèques et les centres de documentation rencontrent aujourd’hui des difficultés pour satisfaire les besoins de leurs publics du fait du durcissement du droit d’auteur.

Ils appellent les députés européens français à rejeter le rapport Gallo et à explorer des pistes alternatives à la répression pour adapter le droit d’auteur aux nouvelles exigences de l’environnement numérique, dans le respect des droits fondamentaux d’accès au savoir, à la culture et à l’éducation consacrés par la Charte des Droits fondamentaux de l’Union européenne.

Maj : Numérama rapporte ce matin qu’Eurocinéma, l’Association de Producteurs de Cinéma et de Télévision, a fait parvenir aux euro-députés une pétition signée par une centaine de réalisateurs (dont Pedro Almodovar, Ken Loach, ou David Lynch) appelant à voter en faveur du rapport Gallo. Selon eux, le rapport « souligne la nécessité d’une action concertée au niveau européen pour défendre, renforcer et stimuler les droits d’auteur, que ce soit lors de la distribution en ligne ou hors ligne des films européens ».

Par Astrid Girardeau

20 septembre 2010 à 20:15

[->] DDoS par 4chan de sites anti-piratage

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A lire sur : 4chan DDoS Takes Down MPAA and Anti-Piracy Websites (TorrentFreak)
Image (Torrent Freak)

Par Astrid Girardeau

18 septembre 2010 à 16:55

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[->] La Tribune de l’Art piratée par le ministère de la Culture

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« Le ministère de la Culture, si actif et si engagé dans la lutte contre la piraterie sur Internet via sa défense sans concession de la loi Hadopi, vient d’« emprunter » une photographie sur La Tribune de l’Art et de la mettre en ligne sur son site sans nous avoir le moins du monde demandé la permission ni même nous en avoir crédité, raconte La Tribune de l’Art.

Maj 20 septembre : Sur la page où est affichée la photo, le ministère de la culture a répondu aujourd’hui : * Suite à un problème technique d’affichage du crédit photo, le département de l’information et de la communication tient à présenter ses excuses à Didier Rykner. A présent ce défaut d’affichage est résolu et la photo a retrouvé son crédit d’origine.

A lire sur : La Tribune de l’Art piratée par le ministère de la Culture (La Tribune de l’Art)

Par Astrid Girardeau

18 septembre 2010 à 15:28

[Dixit] « C’est du Deep Packet Inspection, tout à fait, sauf que c’est un robot qui le fait, donc il ne regarde pas réellement ce qu’il y a. » (Marc Guez, SCPP)

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Par Astrid Girardeau

15 septembre 2010 à 23:57

[->] L’État gagnerait des milliards en combattant le piratage

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Par Astrid Girardeau

15 septembre 2010 à 15:43

[->] Pourquoi il ne faut dire « copier c’est voler »

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Par Astrid Girardeau

15 septembre 2010 à 12:38

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[Dixit] Bernard Miyet (Sacem) : « La lutte contre la piraterie est balbutiante et incertaine »

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Par Astrid Girardeau

13 septembre 2010 à 13:36

[->] Microsoft, ennemi des droits de l’homme en Russie ?

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Par Astrid Girardeau

13 septembre 2010 à 9:33

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[ExPress] Le rapport Gallo au Parlement Européen le 20 septembre

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Le rapport Gallo sur l’application des droits de propriété intellectuelle sur le marché intérieur, ainsi que la résolution alternative au rapport, seront présentés le lundi 20 septembre en séance plénière au Parlement Européen à Strasbourg. Le vote est envisagé le lendemain, mais il n’est pas encore inscrit à l’ordre du jour.

Estimant que la « très forte augmentation du partage non autorisé de fichiers contenant des œuvres protégées par des droits d’auteur (…) représente un problème croissant pour l’économie européenne en termes d’opportunités d’emplois et de revenus pour l’industrie ainsi qu’en termes de gouvernance », cette initiative de Marielle Gallo, eurodéputée (PPE/UMP), propose de renforcer les sanctions pénales à l’encontre de tout partage de fichiers non autorisés — à des fins commerciales ou non-commerciales — sur les réseaux. Elle insiste pour que la Commission examine la « problématique » du « piratage en ligne » et les mesures « à mettre en œuvre pour lutter efficacement contre ce fléau ». Le rapport demande à la Commission « d’initier une proposition législative ou de modifier la législation actuelle (…) en s’inspirant des expériences nationales« , et de « poursuivre son action » pour faire avancer les négociations sur l’ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement).

Début juillet, les opposants au rapport (Socialistes, Verts, Extrême-gauche et certains libéraux) ont rédigé une résolution alternative au rapport. Cette dernière invite notamment la Commission à ouvrir une réflexion sur la façon d’adapter la propriété intellectuelle au monde numérique. Et à chercher des solutions qui soient équitables pour toutes les parties prenantes, et qui garantissent une juste rémunération des ayants-droit. Soit à réfléchir à de nouveaux modèles pour le financement de la création telle la Contribution Créative. « Elle donnerait aux internautes le droit d’échanger librement les œuvres couvertes par cette nouvelle rémunération forfaitaire. Le produit de cette contribution serait utilisé autant pour la rémunération des auteurs que pour le financement de la création» expliquait l’eurodéputée Françoise Castex (S&D) en juillet dernier.

Aujourd’hui, on apprend via Telecomix, qu’une coalition de fédérations de créateurs et journalistes appellent (pdf) au soutien du rapport Gallo qui, selon eux, propose « une approche équilibrée et équitable sur le partage illégal de fichiers » sur Internet. Ils estiment par contre que la proposition alternative « mettrait en danger le travail et la rémunération » de leurs membres, et qu’un système telle la Contribution Créative « ne peut pas remplacer de façon satisfaisante les régimes de rémunération existants ».

De son côté, la Quadrature du Net juge l’approche du rapport Gallo « dogmatique et ultra répressive », et que ses mesures « visant à renforcer les modèles économiques obsolètes (…) n’apporteront aucun bénéfice aux auteurs ni à leur public » . Pour RSF (Reporters Sans Frontières) « ces politiques répressives présentent de forts risques d’entraves des libertés individuelles, notamment de la liberté d’expression ».

Ce rapport n’a pas de portée législative, il s’agit d’un rapport d’initiative, rappelle RSF. Mais s’il est voté par le Parlement, il encourage la Commission à prendre des mesures dans son sens.



[Dixit] « Si 70% de la population ignore une loi, ce n’est plus une loi. » (Tim Smith)

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A lire sur : Copyright Debates Fire Up Popkomm (Billboard.biz)

Par Astrid Girardeau

10 septembre 2010 à 16:32

[Dixit] Umberto Eco : « Il y a un «espace» tellement grand que le piratage ne me semble pas tragique »

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@Brest publie une interview donnée en avril dernier par l’auteur italien Umberto Eco à Wiki@Home sur le sujet de Wikipédia. Il y parle de son usage de l’encyclopédie en ligne (uniquement en utilisateur – « Je ne suis pas la Croix-Rouge »), de la collaboration, du livre numérique,  et de la propriété intellectuelle. Extraits :

Comment voyez-vous le monde de la propriété intellectuelle maintenant, à l’époque d’internet ?

J’ai un point de vue très empirique. Je suis de ceux qui tirent leurs revenus de la propriété intellectuelle, mais chaque fois qu’on m’a piraté, j’ai laissé faire comme si de rien n’était. Une fois, mon éditeur américain a poursuivi en justice une université parce qu’ils avaient fait trente photocopies d’un de mes livres : j’ai protesté [NdT, contre l’éditeur]. Ça ne me dérange absolument pas. Au moins trois ou quatre de mes livres se trouvent même sur eMule, on peut les télécharger… Pourquoi suis-je ainsi désintéressé ? Puisque j’en vis, je devrait m’en préoccuper. Une réponse pourrait être que je gagne suffisamment [ma vie] comme ça, une autre, que je suis un bon démocrate.

Prenons un exemple. Quand ils ont commencé à associer un livre au quotidien La Repubblica, ils ont choisi de commencer par mon Le Nom de la rose en me versant une modeste participation forfaitaire. Mais ensuite ils en ont vendu deux millions, ce jour-là. Je me suis dit patience, je n’y avais rien gagné mais c’était bien ainsi. Après six mois, toutefois, j’ai vérifié les comptes rendus de la maison d’édition, et la vente de paperback n’avait absolument pas changée. C’est-à-dire que ces deux millions-là étaient en plus, il s’agissait de personnes qui ne seraient jamais entrées dans une librairie pour acheter mon livre. Je n’y ai pas perdu une seule vente. Ça veut dire qu’il y a un « espace » tellement grand que [le piratage] ne me semble pas tragique. Seulement, dans le cas d’un auteur qui vend mille exemplaires, si on lui en pirate cent, il enrage.

Jusqu’aux XVIe siècle et XVIIe siècle siècles, un auteur parvenait à vivre parce qu’un mécène le payait. Peut-être qu’on y reviendra, qu’on ne sera plus payé par le public, mais par un mécène. L’Arioste a pu s’en arranger, pourquoi n’y arriverais-je pas moi-même ? [rire, NdR]. Avant aussi on y arrivait. Ensuite, certes, la révolution du XVIIIe siècle siècle, où un auteur allait vendre lui-même ses propres livres, a aussi eu pour conséquence l’éclosion des droits. En un certain sens, cela a démocratisé [le système], car les auteurs et les penseurs n’ont plus eu à lécher le derrière des mécènes. Écoute, entre la manière dont L’Arioste a léché le derrière de la famille d’Este et la manière dont une foule de gens lèchent le derrière de tous, rien n’a vraiment changé. (…)

A lire sur : Umberto Eco, écrivain, donne son avis sur Wikipédia (@Brest) en CC 2.0

Par Astrid Girardeau

5 septembre 2010 à 19:33

[->] « La culture est plus importante que le copyright » Mark Waid (auteur de Comic)

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Par Astrid Girardeau

5 septembre 2010 à 19:30