Archive pour ‘Telechargement illégal’ tag
[->] Qui sont les vrais ennemis des séries ? Téléchargement illégal vs Offre correcte légale
A lire sur : HADOPI : l’opération Usine à gaz continue
[Etc.] The IT Crowd et le piratage
Avis aux amateurs, Roy, Moss et Jen et toute l’équipe du sous-sol de Reynholm Industries sont de retour. La quatrième saison de The IT Crowd démarre le 25 juin au Royaume-Uni sur Channel 4.
Et l’actualité récente nous a rappelé l’une des fameuses scènes de la série anglaise.
[->] Le procès RIAA vs Jammie Thomas-Rasset « s’est transformé en Jour de la marmotte »
A lire sur : First RIAA File Sharing Trial Morphs Into Groundhog Day (Wired)
[ExPress] Télécharger = Tuer
RE: SPECT, une publication chinoise sur la musique, a lancé une nouvelle campagne anti-piratage. Il s’agit d’un faux site, FreeMusicHK, parodiant une plate-forme de téléchargement (illégal). Il présente une sélection d’albums (Amy Winehouse, Blur, Moby, etc.). Lorsque l’internaute sélectionne un album, s’affiche sa page descriptive. Et sur la couverture un bouton « Full album download ». En cliquant dessus, poum, ça envoie une balle, une grenade ou autre sur l’artiste. Enfin, sur un sosie. D’où TorrentFreak d’ironiser : « On va supposer que ce choix est basé sur des préoccupations liées au droit d’auteur (on doute que Moby ait signé)« . Après plusieurs essais de téléchargement, s’affiche alors le message : « Let the music live on. Stop illegal downloads ». Et TorrentFreak de conclure : « Pour une campagne anti-piratage, celle-ci est plutôt bonne. Mais, pour autant, cela va t-il empêcher les gens de télécharger ? Sans doute pas ».
-> FreeMusicHK
[ExPress] Musique : où est-ce qu’on paie ?
Sur son blog Hyperbate, Jean-Noël Lafargue revient sur l’économie de la musique. A travers sa propre expérience, il raconte l’évolution des supports (vinyls, CD, mp3, etc.), les DRM (et le crackage), le téléchargement légal (iTunes) et illégal (Napster, Emule, etc.), les plates-formes de streaming (Deezer, Jiwa, Spotify), mais aussi le R’n’B « souvent médiocre » subi dans les supermarchés. En tant que consommateur et amateur de musique, il s’interroge sur chacun de ces usages, et, derrière, sur la distribution des revenus (maisons de disque, revendeurs, Sacem, artistes, etc.). Et pose finalement la question :Musique : où est-ce qu’on paie ?
Extrait :
« De nombreux morceaux que j’ai téléchargés n’étaient pas piratés ni volés selon mon jugement : je les avais déjà sur CD ou sur Vinyle (j’en avais acquis la licence d’utilisation donc), j’aurais tout à fait pu prendre le temps de les enregistrer sur mon disque dur. Pour d’autres morceaux, je me sentais moralement dans mon droit : Verruschka, par Edda del’Orso et Ennio Morricone, Saudosa Malauca par une dénommée Marlene ou les chansons swing d’Irène de Trébert n’existaient pas autrement — à l’époque en tout cas —, je n’aurais jamais pu me les procurer sur CD. Enfin, il m’est arrivé de nombreuses fois de télécharger des morceaux pour me documenter, pour voir ou pour rire, enfin pour les écouter, mais certainement pas dans l’idée de les conserver. Il a commencé à être normal pour moi de tout savoir, de me constituer une culture musicale dans des registres que je n’aurais pas pu explorer autrement : chanson réaliste des années trente ou chanson bollywoodienne par exemple,… J’ai pu explorer le monde de la musique sans guide, sans aide, sans circuit tout tracé, un peu comme on découvre des livres au hasard dans une bibliothèque. Et j’ai plutôt aimé ça. »
[->] Payer plus pour moins d’Internet
Source : Contrôle du téléchargement (Orange)
Source : Présentation du Contrôle du Téléchargement d’Orange (Orange)
[ExPress] Le sénateur américain Mike Doyle : « Je m’opposerai à toute tentative de couper l’accès à Internet »
La semaine dernière, le sénateur démocrate américain Ron Wyden a envoyé une lettre (pdf) à propos de l’ACTA (Anti Counterfeiting Trade Agreement) à Ron Kirk, le Représentant américain au commerce. Il lui demande d’apporter plus de transparence sur le contenu du traité, actuellement en négociation entre les Etats-Unis, l’Europe et une dizaine d’autres pays. Avant de lui poser une dizaine de questions. Par exemple sur les types de propriété intellectuelle couverts par l’ACTA et leur définition de la « contrefaçon ». Mais aussi sur les «incitations juridiques» prévues pour « encourager les fournisseurs d’accès Internet à coopérer avec les ayants droit pour dissuader le stockage ou la transmission non autorisés de matériel protégé par le droit d’auteur ». Ce à quoi le bureau de Ron Kirk a simplement dit être « impatient de répondre ».
Comme le rappelle le juriste Michael Geist, Ron Wyden n’est pas le premier sénateur américain à s’interroger sur l’ACTA. En novembre dernier, les sénateurs Bernie Sanders et Sherrod Brown écrivaient déjà dans ce sens au Représentant américain au commerce. Et avant eux, en 2008, les sénateurs Pat Leahy et Arlen Specter.
Hier, à son tour, Mike Doyle, membre démocrate du congrès américain, a exprimé ses inquiétudes sur l’ACTA, en particulier sur l’idée d’une riposte graduée. Lors du World’s Fair Use Day organisé par Public Knowledge à Washington, il a ainsi déclaré :
Le Représentant américain au Commerce négocie un accord commercial qui pourrait avoir des effets graves et préjudiciables sur Internet et sur le fair use. Son nom est Anti-Counterfeiting Trade Agreement, ou ACTA. Malheureusement, je ne peux pas vous dire ce qu’il y a dedans parce que c’est toujours en négociation et je n’ai pas signé d’accord de non-divulgation. [...] Le Représentant américain au Commerce m’a dit que l’ACTA ne cimenterait pas les dispositions actuelles de la Digital Millennium Copyright Act – des dispositions que j’aimerais voir changer, comme la clause anti-contournement. Et ils ont dit que l’ACTA ne demandera pas aux fournisseurs d’accès Internet de devenir des « flics du droit d’auteur ». Ca a l’air bien, mais de nombreux érudits respectés continuent de penser que cela mènera à une politique de riposte graduée qui punirait les contrefacteurs récidivistes en leur coupant Internet.
Alors laissez-moi être très clair. Je m’opposerai à toute tentative, par le Congrès ou par accord commercial, de couper l’accès à Internet. Si les gens piratent des films ou de la musique, ils doivent être punis. Il existe des lois contre cette activité illégale. Et je ne veux pas que le téléchargement de l’hommage fait par Corey Vidal à John Williams compte. Ou Stephanie Lenz de Altoona (Pennsylvanie) qui a téléchargé une vidéo de son fils de 18 mois dansant sur Prince, et dû intenter une action pour obtenir réparation sur son nom après que la maison de disques l’ait accusée de violation du copyright. Cela ne devrait pas compter.
À l’époque où l’accès Internet est si capital pour l’éducation de nos enfants, et quand l’alphabétisation numérique est si importante pour notre avenir économique, je détesterais que pour les erreurs d’une personne, ou d’un enfant, le reste de la famille soit punie. [...] Nous devrions parler de la façon d’élargir l’accès numérique de chaque famille en Amérique, pas de comment le lui enlever.
|->] Sony ne va pas soutenir son propre film aux Oscars par peur du piratage de ses DVD screeners
[->] Une opportunité manquée d’appliquer le « fair use » au partage de fichiers
[->] Neil Gaiman contre la Hadopi anglaise, future dictature numérique
[Express] Christine Albanel chargée de mission sur la lutte contre le piratage (des livres)
Le 20 novembre, l’ancienne ministre de la Culture Christine Albanel a reçu une lettre du Premier ministre François Fillon la chargeant d’une mission sur la numérisation des livres et la lutte contre le piratage des contenus dans l’édition. Fort de son « expérience « sur Hadopi – qui l’a d’une certaine manière amenée à être remerciée du gouvernement en juin dernier – elle devra expertiser notamment les mesures de protection et de dissuasion à mettre en œuvre dans l’édition.
Deux missions pour un même sujet ? C’est la question qui se pose quand on sait que mi-octobre, Frédéric Mitterrand a confié une mission semblable à Marc Tessier, ancien président de France Télévisions et actuel directeur général de Vidéo Futur. Dont les conclusions devraient être rendues courant décembre.
L’ancienne ministre « se battait depuis de longues semaines pour revenir dans l’arène politique » explique Le Figaro. Selon le journal, il s’agit d’un préalable qui devrait amener l’ancienne ministre à reprendre les rênes de la Bibliothèque nationale de France (BNF) à la suite de Bruno Racine dont le mandat s’achève en avril 2010. Or c’est justement en avril que Christine Albanel devra rendre ses conclusions autour de trois axes : la « sensibilisation auprès de la Commission européenne et des ministres européens en charge de la Culture », « l’adaptation du secteur de l’édition à la lutte contre le piratage de ses contenus » et le développement « très rapidement » de l’offre légale numérique dans ce secteur. Tremplin politique peut-être, mais vu le contexte, le dossier n’a rien d’une sinécure.

